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Un fiasco économico-financier au Japon

La rédaction
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La Banque du Japon doit-elle continuer à injecter des liquidités dans le système bancaire et financier dans l’espoir d’éviter un méga-krach ? Les élites japonaises s’affrontent sur cette question alors que le pays a engagé une politique de taux d’intérêt proches de zéro et de programmes de renflouement d’une ampleur sans précédent.

Pour 1999-2000, le gouvernement nippon prévoit encore d’émettre pour 1500 milliards de dollars d’obligations d’Etat. La Banque du Japon, qui ne veut plus poursuivre cette politique hyperinflationniste, vient de publier, lors de la réunion du G7 à Washington le 26 septembre, un communiqué des plus vagues s’engageant à « maintenir l’ordre des marchés ».

C’est dans ce contexte que l’indice Nikkei a baissé de près de 1000 points dans la quatrième semaine de septembre pour atteindre 16 821 points, renversant la forte tendance à la hausse de cette année. En effet, de janvier jusqu’à son apogée début septembre, le Nikkei avait augmenté de 42%. Le gouvernement Obuchi et le ministre des Finances s’étaient fixés comme objectif de faire monter le Nikkei jusqu’à 18 000 points pour le 30 septembre au plus tard, date critique de clôture de la comptabilité semestrielle.

Ils espéraient ainsi que les banques japonaises criblées de dettes puissent se débarrasser de quelque 2000 milliards de prêts irrécouvrables qui figuraient toujours, croit-on, dans les livres de comptes.

Depuis le 10 juin, le ministère des Finances essaie par des moyens peu orthodoxes de convaincre les banques et les investisseurs étrangers que le Japon se trouve à l’aube d’une « nouvelle prospérité économique », après dix ans de dépression. Cette affirmation repose sur de fausses statistiques montrant une étonnante croissance annualisée du PIB de 8% pour le premier trimestre, puis de 0,2% (chiffre publié le 13 septembre) pour le deuxième trimestre. C’est le Bureau de planification économique, relevant du puissant ministère des Finances, qui a donné ces chiffres.

L’afflux d’investissements étrangers depuis début juin représente le seul facteur de croissance de l’économie japonaise. L’économie réelle subit la plus sévère dépression depuis la fin des années 20. Les nouveaux investissements dans les usines et l’équipement sont toujours négatifs et les commandes de machines-outils en juillet étaient de 26,2% inférieures à celles de juillet de l’an dernier. Le chômage est officiellement à 4,9%, soit 3,3 millions de sans-emploi chiffre record depuis le début des statistiques en 1953.

De plus, six millions de Japonais ont des contrats de travail temporaires, ce qui masque une crise de l’emploi bien plus grave. Plus grave encore, après dix ans de « mesures de relance » et de plans de sauvetage des banques, le gouvernement japonais se trouve dans un redoutable piège de la dette. Depuis 1990, le gouvernement a injecté plus de 800 milliards de dollars dans des travaux publics pour essayer de « faire redémarrer » la croissance, mais en vain. Alors que le programme actuel arrive à son terme, on discute d’un nouveau programme de travaux publics s’élevant à 50 milliards de dollars. De même, plusieurs centaines de milliards de dollars des deniers publics ont été canalisés vers un système bancaire privé croulant sous une montagnes de créances douteuses. En conséquence, la dette représente désormais 109% du PIB et le taux de déficit public annuel 12% du PIB, bien plus que les pires niveaux connus par les Etats-Unis pendant la Grande Dépression. De plus, la situation démographique japonaise est la plus grave du monde en ce qui concerne le régime des retraites. Le service de la dette est le premier poste budgétaire avec 24%, devant les retraites, avec 20%.

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