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Un historien du totalitarisme exhorte le Gouvernement allemand à rompre avec son Conseil climatique

La rédaction
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8 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Sous le titre « Tout droit vers la dictature climatique », le site du grand hebdomadaire allemand Focus a publié lundi, une interview avec l’historien et spécialiste du totalitarisme Wolfgang Wippermann, de la Freie Universität de Berlin. Il y qualifie les plans et l’idéologie du « Conseil Scientifique du gouvernement pour une Transformation Globale » (WBGU) comme dangereux et anti-démocratiques. Dirigé par le Dr Hans-Joachim Schellnhuber, agent de Deutsche Bank et de la Couronne britannique, le WBGU entend imposer une « grande transformation » de la société vers un âge vert sans carbone.

Au cours de l’interview, Wippermann s’étonne qu’on ne parle du rapport du WBGU que maintenant et « à quel point, jusqu’ici, personne n’y a trop porté publiquement attention. » En l’occurrence c’est même plus qu’étonnant, mais cela tient à l’incroyable Gleichschaltung  [1]
médiatique imposé d’en haut. Notre parti frère outre-Rhin, le Büso, est la seule force politique en Allemagne à avoir tiré la sonnette d’alarme sur cette monstruosité en lançant une mobilisation appelant à l’immédiate dissolution du WBGU et, ainsi, porté le scandale sur la place publique. [2]

En clair, le choix des termes utilisés dans le rapport du WBGU rappelle à Wippermann « l’Internationale fasciste ou communiste. Je ne sais pas si cela a été fait exprès. Mais le langage employé est tout simplement affreux et cela me fait peur. En général, ceux qui parlent ainsi agissent également de la sorte… »

A la question de Focus concernant la vision du monde et de l’humanité qui se cache derrière le « Contrat social pour une Grande Transformation », Wippermann répond qu’on a affaire ici à des « scientifiques fanatiques qui veulent imposer leurs propres représentations » . « Le Gouvernement fédéral aurait dû depuis longtemps prendre ses distances avec ce groupe. C’est vraiment dangereux. Les propositions de scientifiques devraient toujours être soumises au pouvoir politique. Soyons clairs : on ne peut pas simplement décréter qu’on veut une autre démocratie, un autre Etat et un nouvel ordre mondial. C’est tout simplement du délire. »

Comme le souligne Wippermann, si les auteurs veulent se référer au « Contrat social » de Rousseau, comme cela est spécifié dans le résumé de l’étude, « alors c’est une orientation vers quelque chose d’anti-démocratique ». « Dans ce contrat social, il n’y avait pas de séparation des pouvoirs et pour Rousseau, la démocratie n’était pas une forme d’organisation de l’Etat appropriée… »

Focus  : « Comment des scientifiques, dont on peut tout de même supposer qu’ils réfléchissent, peuvent-ils publier une chose pareille ? »

Wippermann : « Je crains qu’il ne s’agisse pas d’une erreur, car ils expliquent aussi comment ils veulent procéder pour améliorer le monde. Je ne critique pas le diagnostic. Mais ce que les auteurs proposent ici, c’est une dictature du climat, un Etat climatique. Qui plus est dans un cadre beaucoup plus large. Ils veulent par exemple abolir les Etats-nations. Ceux-ci, affirment-ils, ’ne peuvent pas être à eux seuls le fondement du rapport social’. Il est alors question d’un Super-Etat, une communauté d’Etats avec responsabilité collective et organisations supra-étatiques. Du point de vue historique, le WBGU s’oriente là vers la ’Sainte Alliance’ de 1815. A l’époque, ce regroupement voulait aussi améliorer le monde… »

Dans l’introduction, les auteurs se positionnent cependant « dans la tradition de la démocratie libérale et de l’Etat de droit » , poursuit Wippermann, «  mais en même temps il est appelé à un ’renouvellement social par le débat’. Et qu’en est-il si quelqu’un n’est pas d’accord ? La violence ? Oui, c’est bien ce qu’exigent les auteurs. Ceci n’est pas la démocratie, comme nous l’avons et comme nous en entendons l’idée. Cela n’a rien à voir. Et ce que réclament les auteurs pour lever toute ambigüité n’est pas non plus compatible avec les possibilités et les moyens d’une démocratie moderne. » L’Histoire nous a fait suffisamment connaître de gens « qui veulent améliorer le monde après en avoir prophétisé la décadence et avoir forcé l’instauration de systèmes anti-démocratiques selon leur propre vision ».

Puis il ajoute : « Pourquoi serait-ce encore à nous, Allemands, de non seulement prévoir la chute, mais de sauver à nouveau le monde ? Le monde doit-il toujours s’en remettre à la pensée allemande ? Non, ça n’est clairement pas possible. Quel impact les auteurs croient-ils avoir sur les autres Etats, avec leur arrogance dans laquelle ils pensent avoir le devoir de se draper afin d’entraîner dans leur course le reste du monde ? » Le rapport du WBGU se positionne selon Wippermann, « dans la funeste tradition du messianisme révolutionnaire » , tel que l’a analysé Norman Cohn.

Et à la dernière question de savoir si les sciences humaines ne devraient pas être d’autant plus sensibles à ces questions que les sciences naturelles, Wippermann a cette réponse remarquable : « Les sciences naturelles s’adressent directement aux hommes. Rappelez-vous ce qui a pu être fait au nom de la « recherche raciale ». Nous, les historiens, nous nous occupons de choses passées et ne pouvons plus faire l’histoire. Les sciences naturelles, dans le cas présent, ont effectivement la possibilité de faire l’histoire. »


[1Gleichschaltung  : littéralement « normalisation ». Ce terme fait référence au plan nazi d’annihilation de toute résistance politique par la propagande de masse, la terreur et la torture.

[2Vous pouvez lire et signer l’appel du Büso ici

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