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« Un historique de la spéculation financière »

La rédaction
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Dans un éditorial de l’édition allemande du Financial Times du 24 mars, Edward Chancellor, ancien banquier britannique de Lazard frères, compare la frénésie boursière actuelle aux bulles spéculatives de l’histoire de la finance. Chancellor, qui est aussi l’auteur du livre en anglais, Devil Take the Hindmost : A History of Financial Speculation, note que l’Allemagne est à présent frappée par une « fièvre boursière » sans précédent, où l’enthousiasme pour les marchés financiers a même dépassé l’intérêt pour le football ou les courses de Formule 1. Cependant, alors que tant d’Allemands deviennent fous de « capitalisme anglo-saxon », ils feraient mieux de se rappeler de certaines leçons fondamentales de l’histoire financière. Ils se rendraient alors compte que l’euphorie boursière actuelle montre « tous les symptômes des fièvres spéculatives classiques ».

Chancellor passe ensuite en revue les bulles spéculatives des trois cents dernières années :

  • Le « boom technologique » de la fin du XVIIIème siècle, basé sur le développement des cloches à plongeur, supposées permettre le sauvetage des galions espagnols coulés.
  • La « bulle des Mers du Sud » de 1720, accompagnée d’un « boom technologique » à la Bourse de Londres s’appuyant sur des compagnies censées guérir la syphilis ou construire des machines à mouvement perpétuel.
  • La première fièvre boursière autour des chemins de fer en Allemagne de 1844 - peu après la création de la Bourse de Berlin en 1841 - suivie de l’euphorie « Gruenderjahre » du début des années 1870.
  • Le boom des marchés financiers américains de 1901, accompagné d’une « nouvelle ère » de cartellisation folle.
  • Le marché haussier des « Golden Twenties », basé sur la spéculation dans les actions des sociétés de l’automobile, de la radio, de l’aviation et de l’électricité.

Dans tous ces cas, l’enthousiasme pour certaines nouvelles technologies a été instrumentalisé pour créer des bulles spéculatives. A chaque nouvelle bulle, rappelle Chancellor, on disait que de « nouveaux paradigmes » rendaient superflues les règles du jeu traditionnelles. Les médias ont toujours joué un rôle important pour amplifier la spéculation, à commencer par les premiers quotidiens londoniens lors de la « bulle des Mers du Sud ». Chancellor conclut : « Cette fièvre répand le cynisme chez les investisseurs. Même s’ils pensent que les marchés sont surévalués, ils achètent toujours des actions se disant qu’il y a des gens encore plus fous à qui ils pourront par la suite les revendre avant que la bulle n’éclate. Ils savent que le dernier acheteur perdra et espèrent qu’ils échapperont personnellement à ce sort. »

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