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Un nouveau Bretton Woods contre le choc alimentaire

La rédaction
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Le 9 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) — Louis Michel, le commissaire européen au Développement, sonne le tocsin, prévenant des menaces qui pèsent sur l’alimentation mondiale. Selon lui, « un choc alimentaire mondial se profile, moins visible que le choc pétrolier, mais avec l’effet potentiel d’un vrai tsunami économique et humanitaire en Afrique. »

Si les aléas du climat mondial n’ont pas forcément aidé les producteurs, c’est surtout la spéculation financière qui provoque la désorganisation des marchés. La flambée des prix des denrées agricoles de base entraîne également de fortes tensions sociales.

Le quotidien économique Les Echos, daté d’aujourd’hui, rapporte qu’en Afrique, « la grogne sociale se propage rapidement. Les émeutes contre le coût de la vie ont fait 40 morts au Cameroun en février, et généré de violents incidents en Côte d’Ivoire, en Mauritanie et au Sénégal. Au Burkina Faso, plusieurs syndicats ont lancé hier une grève générale de deux jours. »

« Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques, est aussi touché de plein fouet. Des milliers de personnes ont manifesté hier à Port-au-Prince. En Asie, l’envol du prix du riz exaspère de plus en plus les populations, contraignant les gouvernements, paniqués par les risques de déstabilisation, à réagir dans l’urgence. Au Bangladesh, grand importateur de riz, où les familles les plus pauvres consacrent 70 % de leurs revenus à la nourriture, l’explosion des prix constitue une vraie menace pour la survie du gouvernement intérimaire.

Pour endiguer les menaces d’explosion sociale, l’armée philippine distribue du riz dans les quartiers pauvres de Manille. Le gouvernement indonésien, soucieux de l’élection présidentielle de l’an prochain, promet lui aussi de distribuer du riz et subventionne désormais l’huile de cuisson. Mais ces mesures désordonnées et de court terme paraissent très insuffisantes à de nombreux experts. »

« En Chine, où le prix de la viande a augmenté de 60 % en un an, la colère monte et les autorités ont gelé les prix de plusieurs produit de base depuis janvier dernier. L’inflation génère aussi des troubles au Vietnam et en Thaïlande, où le prix du riz a bondi de 50 % le mois dernier. »

A part des pénuries dues aux aléas du climat, l’essor des biocarburants a fortement aggravé le problème. Ensuite, le fait que les grands pays producteurs réduisent leurs exportations pour protéger leur marché intérieur, pousse les cours mondiaux davantage à la hausse. La suspension annoncée des exportations de riz de l’Inde (troisième exportateur mondial), elle-même confrontée à une forte inflation, a généré une nouvelle poussée de fièvre spéculative. Le Kazakhstan, qui fait parti des huit grands producteurs mondiaux de blé, envisage également de suspendre ses exportations pour favoriser le marché intérieur.

Seuls de nouveaux accords monétaires de type Bretton Woods, comme les préconisent Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade depuis des années, permettront de favoriser les investissements à long terme dans la production et de revenir à une situation où les marchés seront organisés.

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