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Un officiel russe anticipe un clash avec les Etats-Unis

La rédaction
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4 août 2008 (LPAC) – Le 30 juillet, un responsable haut placé du Ministère des affaires étrangères russe s’est adressé à une vingtaine de journalistes, convoqués à la hâte pour un “briefing” sur la détérioration rapide des relations russo-américaines.

Ce briefing venait en réponse à la proposition provocatrice du probable candidat présidentiel républicain John McCain, qui vient de déclarer que la Russie n’avait aucune légitimité parmi les membres du G-8, ainsi qu’après la nomination du nouvel ambassadeur russe à Washington Sergei Kislyak.

Diplomate de carrière et ancien numéro deux au Ministère des affaires étrangères, Kislyak a été en charge aussi bien du dossier iranien que du suivi de la rencontre entre Poutine et Bush à Kennebunkport l’année dernière portant sur le déploiement du bouclier d’armes anti-missiles. Si cette rencontre fut prometteuse à l’époque, elle semble définitivement enterrée suite à l’entêtement américain de ne pas prendre en compte les intérêts russes.

Aujourd’hui, le Ministère russe des affaires étrangères annonce que la Russie envisage une rupture totale des relations russo-américaines. Le responsable russe a souligné l’égoïsme des Etats-Unis à un moment où l’existence même de l’humanité est en cause. Il estime également que les Etats-Unis eux-mêmes sont au bord de l’effondrement.

Bien qu’aucune transcription complète de la conférence n’ait été publiée, des longues citations apparaissent dans la presse russe. Selon le quotidien Izvestia du 31 juillet, l’officiel russe a averti que les Etats-Unis doivent confronter « une crise existentielle de grande envergure ».

Il disait que les Etats-Unis sont sur le chemin de changements radicaux et douloureux auxquels ils ne pourront survivre qu’en « vivant avec les moyens dont ils disposent ». L’Amérique a « besoin de renaître », disait-il. Le responsable attaquait les niveaux de consommation, « à l’heure où la survie physique de l’humanité est en cause », tout en mettant en garde contre un abandon total des bons du Trésor américains.

Toujours selon les citations qu’en donne Izvestia, il a observé que « 8% du PNB américain (1000 milliards de dollars) vient d’emprunts. Et cela représente les deux tiers de toutes les liquidités disponibles qui pourraient autrement servir à résoudre des problèmes globaux tels que la pauvreté. Pourtant, les Etats-Unis ne sont pas disposés à dépenser ce qu’il faut pour résoudre le problème de sa propre dépendance énergétique. »

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« A nos frais, l’armée américaine s’agrandit, et mène y compris la guerre en Irak. Pourtant, personne ne croit que les Etats-Unis pourraient être en défaut de payement sur sa propre dette d’Etat, mais quand ça se produira, tout le monde se débarrassera des obligations d’Etat américains ».

Concernant la nouvelle Conception de politique étrangère que vient d’adopter Dmitri Medvedev en juillet, l’officiel a déclaré que « Différente de la Conception 2000, elle ne comporte plus d’euphorie, de craintes ou d’illusions ; nos partenaires occidentaux en ont abusé. Elle ne comporte pas des attentes exagérées, mais plutôt un agenda positif que nous avons proposé à nos partenaires se fondant sur une équité entière et un bénéfice mutuel ».

S’il existe des pays qui n’en veulent pas, a-t-il ajouté, « Nous pouvons nous permettre de ne pas avoir de relations du tout avec ceux qui n’en veulent pas ». Disant que la Russie est prête d’aller dans un sens ou dans l’autre, selon le cours des évènements, le diplomate a ajouté que si les Etats-Unis continuaient à vouloir être la seule super puissance, « le temps viendra, que nous cesserions de conduire un dialogue sur des questions fondamentales intéressant les Etats-Unis. » Il citait dans ce contexte les positions problématiques des Etats-Unis sur la question iranienne et la paix israélo-palestinienne.

En ce qui concerne les objections américaines du rôle que continue à jouer le premier ministre Vladimir Poutine dans la politique étrangère russe, l’officiel a estimé que le rôle du premier ministre dans la politique étrangère est spécifié par la nouvelle doctrine de politique étrangère, et qu’en tant que « tête du gouvernement, Poutine peut devenir encore plus important » dans ce domaine, « puisqu’il traite la réalité de ce que deviendra la Russie dans les prochaines cinq ou dix années ».

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Ces déclarations d’une tonalité grave n’ont quasiment pas été rapportées aux Etats-Unis, à part un article assez court dans le Wall Street Journal et dans les traductions en anglais des dépêches d’agences.

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