Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Un plan d’aide à la Grèce est-il un renflouement bancaire déguisé ?

La rédaction
visites
1797

11 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – Un plan d’aide à la Grèce annoncé par la France, l’Allemagne et la Commission européenne pourrait ne pas être un simple renflouement entre Etats « solidaires » de la zone euro. En effet, comme le révèle le quotidien britannique Daily Telegraph, les banques françaises et allemandes détiennent près de 40% de la dette publique grecque. Elles seraient donc les premières bénéficiaires d’un renflouement de la Grèce par d’autres Etats-membres. On comprend mieux le volontarisme de M. Sarkozy et de Mme Merkel.

En effet, si la Grèce venait à faire défaut sur sa dette ou si elle ne pouvait plus emprunter sur les marchés à cause de taux d’intérêts trop élevés (ce qui peut arriver malgré un plan de sauvetage), les grandes banques françaises auraient à subir des pertes dont elles ne pourraient probablement pas se relever. Rien que pour la Grèce, elles détiennent plus du quart des 300 milliards d’euros de la dette publique, soit 80 milliards, environ deux fois plus que les banques allemandes.

Le sauvetage de la Grèce avec des fonds publics est d’autant plus important pour elles que la chute de la nation hellénique se propagerait très vite à l’ensemble des autres pays dits du Club Med (ou PIGS, comme on dit à Londres) – Portugal, Espagne, Italie. Or les banques françaises détiennent pour 618 milliards d’euros de la dette de ces pays, un peu plus que les banques allemandes qui n’en n’ont « que » 512 milliards, soit l’équivalent de 30% et 19% de leurs PIB respectifs.

Mais quelle est la suite de ce plan ? Les pays ayant « sauvé » la Grèce devront endosser le costume d’un FMI imposant sa thérapie de choc sur les pays débiteurs. Puis après la Grèce, devront-ils renflouer le Portugal, puis l’Espagne ? Qui les renflouera lorsqu’ils se seront trop endettés pour des pays insolvables ? A ce moment, les mêmes grandes banques françaises et allemandes n’imposeront-elles pas de fait une gouvernance « technique » à leur propre pays ? La Commission européenne imposera-t-elle son gouvernement économique, qui achèvera ce qu’il pouvait encore rester de notre souveraineté ?

Non, les dirigeants européens n’ont pas de plan et les banques non plus d’ailleurs, car à ce rythme ils succomberont tous à cette crise. Par contre ils se font les instruments de cette politique de destruction des économies d’Europe continentale qui se poursuit depuis le traité de Maastricht et qui entre dans sa phase terminale.

Comme l’a dit l’économiste américain Lyndon LaRouche hier dans un message aux Européens : « Ne répétez pas l’erreur qu’ont faite les Etats-Unis en renflouant Wall Street. Si vous faites cela, vous aller couler l’Europe, qui est plus vulnérable même que les Etats-Unis. Ce sont les spéculateurs de haut vol, comme la Banco Santander d’Espagne, contrôlée depuis Londres, qui devront subir la sanction. Toute autre alternative ne ferait que reproduire en Europe une crise bien pire que celle que nous avons expérimentée aux Etats-Unis. » La veille il avait appelé l’Europe à lancer un « Glass-Steagall global » pour mettre en faillite les spéculateurs, précisant que « si le continent européen décidait de revenir au statu quo d’avant l’euro, rétablissant par exemple le Deutschemark, une réorganisation utilisant l’approche Glass-Steagall permettrait l’adoption immédiate de réformes économiques et financières pour mettre en place des systèmes de crédit, nécessaires au lancement d’une recapitalisation agro-industrielle des économies de l’Allemagne et de ses voisins continentaux. »

La mise en faillite des intérêts financiers est la seule sortie de secours face à l’effondrement du système monétariste mondial qui se poursuit et s’aggrave à chacun de ses stades depuis « la crise des subprimes ». Une telle rupture ne pourra se faire qu’en s’engageant à élever le niveau de vie de tous sur terre… mais la pression de la rue pourrait aussi aider.


Vidéo : L’inéluctable chute de la maison €uro

Messages aux européens :


Contactez-nous !