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Un porte-parole de Berlusconi met en garde contre une guerre en Irak

La rédaction
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Un autre signe du mécontentement européen face aux plans de guerre de l’administration Bush est reflété dans un article de Dario Rivolta, le porte-parole en politique étrangère de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, paru le 18 avril dans Italy Daily, un journal publié conjointement par le Corriere della Sera et l’International Herald Tribune. Rivolta est aussi le vice-président du la Commission des Affaires étrangères de la Chambre basse du Parlement italien.

Une offensive militaire américaine contre l’Irak « pourrait arriver cet automne, quand les climats météorologique et politique seront parfaits - quelques semaines de raids dans un ciel clair, fournissant une dose de patriotisme juste avant les élections de mi-mandat », écrit Rivolta, qui avertit : « Il pourrait être utile d’analyser ce que pourraient être les conséquences d’une attaque contre l’Irak. » Ce pays n’est pas l’Afghanistan, écrit-il. « Le contexte et les implications géopolitiques très complexes devraient nous inciter à éviter toute attaque, mais il est douteux que ces considérations suffisent à arrêter une action unilatérale américaine. »

Il donne ensuite diverses raisons pour ne pas attaquer l’Irak : les Etats-Unis ne peuvent pas compter sur une large coalition « anti-terrorisme », comme en Afghanistan. Saddam Hussein tient l’Irak d’une poigne ferme, contrairement aux divisions et à la vulnérabilité qui règnent en Afghanistan. Vu l’absence de remplaçant ayant l’autorité nécessaire pour contrôler l’Irak, au cas où Saddam Hussein serait éliminé, ce « conflit conduirait probablement à la fin de l’Irak tel qu’on le connaît aujourd’hui et verrait la naissance d’un Etat kurde dans sa région nord. Ceci aurait de graves conséquences », déstabilisant la Turquie et l’Arabie saoudite.

Seule une occupation militaire américaine de longue durée pourrait empêcher l’Iran de combler le vide créé par la désintégration de l’Irak. Cependant, selon Rivolta, ceci « est impensable, à cause de son coût et de la réaction prévisible que cela provoquerait chez les voisins arabes ». Enfin, « la Russie pourrait devenir le point de ralliement des nombreux pays s’opposant à l’opération, retournant à son ancien rôle soviétique de dirigeant des nations plus faibles et de mascotte de l’anti-impérialisme. (...) Je crois que toutes ces questions doivent être clairement prises en compte par quiconque a l’intention de s’en prendre à Bagdad. L’élimination d’Hussein vaut-elle les troubles futurs que cette action pourrait provoquer ? »

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