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Un rapport confirme : Cheney toujours rémunéré par Halliburton

La rédaction
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Dans son interview à Meet the Press du 14 septembre, le vice-président Dick Cheney a déclaré qu’il n’avait plus « aucun lien financier » avec l’entreprise Halliburton dont il était le PDG de 1995 à 2001. Toutefois, selon un communiqué du 25 septembre émanant du bureau du sénateur Frank Lautenberg , il continue effectivement à recevoir un salaire différé et il détient des stocks options du géant de la technologie et des travaux publics.

Le communiqué affirme : « Le sénateur Frank Lautenberg a rendu public aujourd’hui un rapport du Congressional Research Service [bureau d’enquête du Congrès] qui confirme que le versement d’un salaire différé et la détention de stocks options dans une société constituent un "intérêt financier", suivant les normes éthiques du gouvernement fédéral. Cette conclusion est en contradiction avec des déclarations faites par le bureau du vice-président après qu’il ait été révélé que celui-ci continue à recevoir un salaire différé d’Halliburton et détient 433 333 stocks options de cette société. La controverse est survenue suite à la déclaration suivante du vice-président à Meet the Press, le 14 septembre :

« "Et depuis que j’ai quitté Halliburton pour devenir le vice-président de George Bush, j’ai coupé tous mes liens avec la société et je me suis séparé de tous mes intérêts financiers. Je n’ai plus aucun intérêt financier de quelque sorte que ce soit dans Halliburton depuis trois ans".

« Après que l’on ait présenté au vice-président des informations prouvant le contraire, son bureau continua à nier tout lien financier, arguant que, du fait qu’il avait pris une police d’assurance sur le salaire différé et qu’il avait cédé les revenus après impôt de la vente des options non exercées à des œuvres de charité, il n’existait plus d’intérêt financier. Le rapport rejette explicitement cet argument fallacieux et trouve que des liens financiers persistent malgré ces mesures . »

Le nouveau rapport aborde aussi la question de l’immunité du Président et du vice-président vis-à- vis des lois éthiques - celles-ci pouvant interférer avec l’exercice de leurs fonctions mandatées par la Constitution. Cependant, le communiqué de Lautenberg précise : « la Constitution dispose de ses propres remèdes face aux violations éthiques du fait du Président et du vice-président . »

Selon le rapport de Lautenberg, Cheney a perçu d’Halliburton à titre de salaire différé : 205 298 dollars en 2001 et 162 392 dollars en 2002. En stock options, il a reçu : 100 000 parts à 54,50 dollars (acquis), expiration le 12/03/07 ; 33 333 parts à 28,12 dollars (acquis), expiration le 12/02/08 ; 300 000 parts à 39,50 dollars (acquis), expiration le 12/02/09.

« Aux salaires différés et stocks options du vice-président s’ajoutent des indemnités de départ d’un montant de 20 millions de dollars qu’Halliburton lui a versés après seulement cinq années de service, une prime de 1,4 million de dollars versés en liquide par Halliburton en 2001 et plusieurs millions de dollars de compensations quand il était employé par la société . »

Le 23 septembre, le sénateur Lautenberg a officiellement demandé par écrit au sénateur Susan Collins, présidente de la commission des Affaires gouvernementale du Sénat, de tenir des auditions immédiates sur les contrats pour des travaux en Irak, accordés à Halliburton par le gouvernement, sans appel d’offre et pour un montant de 1,25 milliard de dollars. « Le Congrès a la responsabilité d’enquêter immédiatement sur cette question, avant que de l’argent des contribuables soit de nouveau versé sur les comptes d’Halliburton », dit-il. « Nous vous demandons également de tenir des auditions sur tous les contrats accordés par l’administration Bush en Irak depuis la guerre, selon des procédures fermées ou limitées ». Ces auditions « examineraient en détail ces procédures secrètes d’établissement de contrats . »

Dans une autre déclaration, le sénateur Lautenberg a dit : « Le vice-président Cheney reçoit actuellement des centaines de milliers de dollars d’Halliburton à titre de salaire, au moment même où son administration verse des milliards de dollars sous forme de contrats à Halliburton. C’est une situation éthiquement indéfendable. C’est grave. Le vice-président devrait refuser tout salaire d’Halliburton tant qu’il est en fonctions. » Nous aurions préféré une autre proposition : que Cheney continue à recevoir un salaire d’Halliburton mais qu’il quitte ses fonctions en tant que vice-président des Etats-Unis.

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