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Un représentant de l’oligarchie financière reconnaît l’importance de Chiang Mai

La rédaction
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C. Fred Bergsten, dirigeant de l’Institute for International Economics à Washington et de l’Eminent Persons Group de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) de 1993 à 1995, a explicitement reconnu la signification stratégique des récentes initiatives monétaires prises en Asie depuis la réunion de Chiang Mai en Thaïlande. Dans l’Economist de Londres du 15 juillet, l’ancien haut fonctionnaire du Trésor sous l’administration Carter estime que « les changements les plus importants dans l’architecture financière mondiale viendront probablement des nouveaux arrangements régionaux façonnés en Asie orientale par le Japon, la Chine, la Corée du Sud et les dix membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN). »

Le document de Bergsten, intitulé « Vers un monde tripartite », représente le plus haut niveau de reconnaissance, dans l’establishment du G-7, des récentes initiatives asiatiques. En outre, contrairement à la réaction américaine à la proposition japonaise, en 1998, de créer un Fonds monétaire asiatique (FMA), à laquelle le sous-secrétaire au Trésor Larry Summers s’était brutalement opposé, Bergsten se prononce contre un affrontement et pour la cooptation de l’initiative.

Il note à juste titre la signification des récentes initiatives anti-FMI prises par la Malaisie : « C’est Mahathir Mohamed, le Premier ministre de la Malaisie, qui a été le premier à proposer un Groupe économique d’Asie orientale (EAEG) il y a une dizaine d’années. Rien ne s’est produit, en partie parce que M. Mahathir était soupçonné d’être un protectionniste, mais dans une large mesure parce que les Etats-Unis avaient peur de « tracer une ligne de partage au milieu du Pacifique » (...) Toutefois, l’Asie a maintenant créé l’« ASEAN + 3 » avec exactement les mêmes membres que ceux envisagés par Mahathir. »

Sans nommer l’accord de Chiang Mai, Bergsten a noté : « L’ASEAN + 3 a annoncé un système à l’échelle régionale de swaps monétaires, qui les aideraient dans les crises asiatiques futures (...) L’ASEAN a créé un mécanisme de surveillance pour essayer d’anticiper et de contrecarrer des crises futures (...) et les pays d’Asie du Nord-Est continuent à surveiller conjointement les mouvements de capitaux à court terme dans le voisinage (...) Un Fonds monétaire asiatique (FMA) continue donc à évoluer, trois ans seulement après que l’idée ait été rejetée sans autre forme de procès. La Chine, qui avait condamné la première proposition japonaise, soutient les initiatives actuelles. »

Bergsten explique pourquoi l’idée a refait surface après la « crise asiatique » de 1997-1998. « La plupart des Asiatiques ont l’impression d’avoir été abandonnés et abusés par l’Occident. Selon eux, les banques occidentales et autres bailleurs de fonds ont essentiellement créé la crise en se retirant (...) En même temps, le FMI et les Etats-Unis ont dicté en grande partie la manière dont l’Asie devait répondre à la crise. On considérait la loyauté envers le « Consensus de Washington » comme nécessaire pour obtenir une aide officielle et restaurer l’accès aux marchés privés de capitaux. » Ce dernier commentaire est d’autant plus révélateur que l’institut de Bergsten avait rédigé les diktats en dix points du « Consensus de Washington » utilisé pour imposer les conditionalités du FMI en 1989.

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