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Un responsable de la Réserve fédérale à propos de la crise financière globale

La rédaction
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Le 17 mai, le vice-président de la Réserve fédérale, Roger Ferguson, a prononcé un discours lors d’une conférence à Bruxelles, sur le rôle des banques centrales dans la promotion de la « stabilité financière ». Des responsables de différentes banques centrales du monde ainsi que des économistes assistaient à cette conférence organisée par la Banque nationale de Belgique. Fergusson a abordé une question qui est devenue un thème récurrent aux réunions de la Réserve fédérale ces derniers temps : qu’est-ce qui peut provoquer une crise financière globale et que fera la Fed ? C’est une question intensément débattue dans les cercles gouvernementaux et bancaires.

Ferguson y a évoqué des scénarios de « gestion de crise » reposant sur l’actionnement de la planche à billets en vue de construire un « mur d’argent », dans le vain espoir de gagner un peu de temps. « Au cours des dernières décennies, la recherche économique a su identifier plusieurs imperfections inhérentes aux marchés. (...) De temps à autre, ces imperfections peuvent devenir tellement répandues et importantes qu’il en découle une menace pour le fonctionnement du système financier et des effets négatifs sur les variables économiques réelles. L’histoire semble montrer que ces imperfections en viennent à atteindre un stade très avancé et perturbateur lors de chocs externes majeurs. Parmi ces facteurs, il y a la panique, une ruée sur les banques, une grave pénurie de liquidités et un refus exacerbé de prendre des risques . »

Ferguson identifie certaines des tendances qui pourraient « menacer » le système financier : « Une tendance claire, que l’on constate dans de nombreux pays, est l’accroissement de la concentration dans le secteur bancaire et dans d’autres secteurs de l’industrie des services financiers. Aux Etats-Unis, par exemple, la part de tous les avoirs bancaires détenus par les dix premières banques est passée d’environ 30% en 1995 à 45% aujourd’hui. » Autre tendance, la croissance des produits dérivés que Ferguson tente de présenter comme des instruments positifs. Néanmoins, il rapporte que, selon la Banque des règlements internationaux, « les valeurs notionnelles et de marché de tous les contrats de produits dérivés hors Bourse sur le change et sur les taux d’intérêt (...) ont presque doublé ces deux dernières années. [Ainsi], l’intégration financière globale accrue porte en elle de nouveaux risques (...) comme nous l’avons trop bien appris après la cessation de paiements sur la dette russe en août 1998 », quand, comme l’admit plus tard l’ancien directeur du FMI Michel Camdessus, le système financier international était « au bord de la désintégration ».

Tout en rejetant un renforcement de la régulation bancaire, Ferguson a abordé ce que la Fed devait faire pendant une crise : « A certains moments - au cours de vraies crises, particulièrement celles d’une dimension globale - la banque centrale doit agir pour éviter un désastre. (...) L’aide de la banque centrale doit impliquer l’expansion des liquidités de l’ensemble du système financier international au moyen d’opérations sur le marché ouvert ou signifier des prêts directs à des banques commerciales au moyen de la fenêtre d’escompte afin de satisfaire la demande en liquidités d’institutions spécifiques. » Il note que la Fed a récemment restructuré ses programmes de prêts au moyen de la fenêtre d’escompte, afin de rendre celle-ci « encore plus efficace pendant une crise ». Pour satisfaire « les besoins transfrontaliers en liquidités », Ferguson prône une doctrine de crise basée sur la « coordination entre banques centrales pour fournir une assistance en liquidités ».

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