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Un scandale financier mène à la piste Bush-Cheney-Rove

La rédaction

L’argent du Fonds d’assurance contre les accidents du travail (BWC) de l’Ohio a-t-il servi à « acheter » la victoire présidentielle de Bush et Cheney en 2004 dans cet Etat ? Voilà la question au centre d’une enquête en cours. Nos lecteurs se rappelleront que l’Ohio était l’Etat décisif ayant fait pencher la balance en faveur du ticket républicain en novembre dernier et qu’il n’y a jamais vraiment eu d’enquête sur les nombreuses irrégularités électorales. A tel point que Lyndon LaRouche avait déclaré le 9 novembre, dans sa première conférence internet post-électorale, que les opérations de manipulations dirigées par les collaborateurs de Bush et Cheney dans l’Ohio et ailleurs « suffiraient certainement à les envoyer en prison », sinon à annuler les résultats électoraux. On semble en tenir un début de preuve ici.

Le BWC, l’organisme officiel censé verser des allocations aux employés en cas d’accident du travail, dispose d’avoirs se montant, estime-t-on, entre 14 et 16 milliards de dollars. Selon une nouvelle loi adoptée en 1996, il est autorisé à investir ses fonds dans différents titres financiers autres que les obligations d’Etat, dont il doit confier la gestion à des fonds de placement externes relativement modestes, appartenant au « programme de managers émergents ».

L’un des bénéficiaires de ces dispositions était Tom Noe, un négociant en pièces de monnaies rares et important collecteur de fonds pour le Parti républicain de l’Ohio, qui s’est vu confier 50 millions de dollars à investir dans des pièces de monnaies rares. En mai 2005, les avocats de Noe ont fait savoir que, sur ce total, entre 10 et 12 millions de dollars manquaient à l’appel. Beaucoup le soupçonnent de les avoir détournés au profit du Parti républicain et de la campagne Bush-Cheney, dont il était le directeur dans le nord-ouest de l’Ohio.

Le Toledo Blade (le journal local) du 28 juin confirmait que le ministère de la Justice (DOJ) et le FBI enquêtaient sur d’éventuelles violations par Noe de la loi fédérale sur le financement des campagnes électorales. Il avait déjà été mis en examen en octobre 2004 pour une autre affaire : un dîner de collecte de fonds pour le Parti républicain en octobre 2003, où 1,4 million de dollars de contributions furent versés à la campagne de Bush. On le soupçonnait déjà, en effet, d’avoir confié des sommes d’argent à différents participants privés pour qu’ils les reversent à leur tour au parti, lui permettant ainsi de contourner les plafonds de financement imposés par la loi. En fait, il semblerait qu’il l’ait fait à une échelle bien plus grande par la suite. Sinon, que sont devenus les 10 à 12 millions de dollars manquants ?

Le 26 mai, la police locale a perquisitionné la boutique de pièces de monnaie de Noe, près de Toledo. Sur le mandat de perquisition, les procureurs déclaraient disposer de preuves d’escroquerie, d’obstruction à la justice et de manipulations de preuves de sa part. Peu après, un grand jury fédéral a commencé à interroger des témoins pour déterminer si Noe avait blanchi de l’argent dans la campagne de Bush-Cheney. Toujours selon le Toledo Blade, « en tant que président régional de la campagne, M. Noe était en contact fréquent avec Karl Rove, l’architecte de la réélection du Président. Et l’Ohio était l’Etat charnière dans l’élection, donnant de justesse la victoire à Bush ». Karl Rove est, bien sûr, le maître des coups fourrés parmi les conservateurs.

Il y a cependant un autre volet à ce scandale : la perte d’au moins 215 millions de dollars, investis par le BWC dans un hedge fund basé aux Bermudes et dirigé par MDL Capital Management. L’ancien directeur de MDL est un certain révérend Joe Watkins, un associé du secrétaire d’Etat de l’Ohio Kenneth Blackwell, qui fait partie du réseau de conservateurs afro-américains dirigé par Karl Rove. Blackwell, pour sa part, a reçu la coquette somme de 67 000 dollars de contributions de la part d’employés des fonds de placement appartenant au « programme de managers émergents » !

Or Kenneth Blackwell, qui avait la double casquette de secrétaire d’Etat chargé du bon déroulement des élections et de coprésident de la campagne Bush-Cheney dans l’Ohio, a directement supervisé les irrégularités électorales ayant abouti à la « victoire » du ticket Bush-Cheney dans l’Etat. Des dizaines, et jusqu’à des centaines de milliers d’électeurs, ont été dans l’impossibilité de voter le 2 novembre dernier à cause du manque de machines à voter et des files d’attente interminables dans les circonscriptions à majorité démocrate, afro-américaine et hispanique. Des milliers d’autres personnes n’ont pas pu voter suite aux campagnes de désinformation concernant les lieux des bureaux de vote et aux intimidations flagrantes devant certains bureaux - le tout avec la bénédiction de Blackwell.

Dans un rapport de cent pages sur les élections de novembre dans l’Ohio, publié début janvier, le député démocrate du Michigan John Conyers a documenté ce qu’il appelait des « irrégularités et des anomalies massives et sans précédent dans l’Ohio » : « Dans bien des cas, ces irrégularités ont été provoquées par des inconduites et des attitudes illégales, dont la plupart étaient le fait du secrétaire d’Etat Kenneth Blackwell, coprésident de la campagne Bush-Cheney dans l’Ohio. »

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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