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Un syndicaliste allemand attaque « Maastricht »

La rédaction
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Le 5 avril, l’économiste en chef de la Fédération des syndicats allemands (DGB), Heinz Putzhammer, a salué le débat ouvert en France sur le fait qu’il ne faille pas respecter « à tout prix » les plans d’austérité ambitieux des pays de l’euro. « Enfin, un membre important de l’UE [la France] se rend compte et indique qu’il sera en toute probabilité impossible de réduire à zéro la nouvelle dette encourue, d’ici 2004. (...) Si l’on reconnaît en France que les objectifs d’austérité ne pourront être atteints que par des remèdes de cheval dans l’Euroland, le gouvernement allemand ne devrait plus résister à devenir plus intelligent. »

Déjà le 21 février, Putzhammer avait publié une longue déclaration, rejetant explicitement l’« obsession » du ministre allemand des Finances, Hans Eichel, sur l’équilibre budgétaire en 2004. Tout en reconnaissant la nécessité pour l’Allemagne de réduire le déficit budgétaire et la dette, Putzhammer estime que ceci ne peut être réalisé dans les temps impartis. « Nous ne prétendons pas que la réalisation de cet objectif [déficit zéro en 2004] soit totalement utopique », dit-il, mais pour le réaliser, la croissance économique devrait se situer en moyenne autour de 2,5 % au cours des prochaines années.

« La fixation absolue sur un budget équilibré en 2004 est trop dangereuse si une croissance suffisante n’est pas garantie, a-t-il poursuivi. Mais ce que nous savons avec certitude, c’est que si l’Etat serre trop fortement les freins, afin de consolider le budget en 2003, et surtout en 2004, (...) le chômage augmentera et non le contraire. L’écart entre les recettes fiscales réduites et les cotisations de la sécurité sociale d’une part, et les coûts plus élevés du chômage d’autre part, va s’accroître plutôt que diminuer. (...) Le Pacte de stabilité n’est pas le bon exemple. »

En guise d’alternative, Putzhammer recommande de stabiliser les investissements dans l’infrastructure à un niveau raisonnable. « Des investissements publics peuvent être financés par le crédit à condition que les dépenses dans l’infrastructure publique soient engagées, comme dans bien des cas, pour plusieurs générations. »

Même si Putzhammer ignore la véritable ampleur et la nature systémique de la crise actuelle, il reconnaît, comme de plus en plus d’Européens, que la logique de Maastricht est bonne à rejeter.

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