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Un troisième trimestre qui s’ouvre sous de fort mauvais auspices

La rédaction
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Le 7 juillet, la réunion des ministres des Finances du G-7 s’est déroulée à Rome sur arrière-fond de mauvaises nouvelles concernant les bénéfices, la production et l’emploi dans les grands pays industrialisés, et d’une nouvelle éruption de crises financières en Turquie et en Amérique latine. Dans ces conditions et contrairement à leur habitude, les ministres ont décidé de ne pas rédiger de communiqué final. A la place, l’hôte italien a publié un communiqué de presse assurant que les gouvernements du G-7 restent confiants dans les « fondements solides pour une expansion renouvelée » de l’économie mondiale, notamment aux Etats-Unis ! Pourtant, en ce début de troisième trimestre, les avertissements sur résultats de toute une série de sociétés « high tech » laissent présager le contraire : le pire est encore à venir.

Le 5 juillet, l’équipementier britannique en télécoms Marconi, l’un des leaders mondiaux, a dû fortement réviser à la baisse ses prévisions de ventes et de profits. La direction de Marconi a précisé que la demande américaine a continué à chuter ces dernières semaines et qu’il n’y a quasiment pas de nouvelles commandes en provenance des télécoms européens surendettés. Outre la suppression de 6 000 postes annoncée au début de cette année, la société va licencier 4 000 employés supplémentaires. A l’annonce de ces nouvelles, les actions de Marconi ont chuté de plus de 55 % en un jour. Par rapport à mars 2000, leur valeur a baissé de plus de 90 %. Son directeur adjoint, John Mayo, a dû démissionner le 7 juillet et le PDG lord Simpson ne devrait pas tarder à prendre le même chemin.

Entre-temps, les profits warnings de la part d’entreprises américaines ont fait chuter le Nasdaq de 7,2 % pendant la semaine, tandis que le Nemax-50 en Allemagne atteignait un niveau plancher.

La crainte renouvelée d’une cessation de paiements de la Turquie et de l’Argentine, venant s’ajouter à la chute du real brésilien, a fait baisser les marchés financiers et monétaires en Ibéro-Amérique, ainsi qu’en Asie et en Europe de l’Est. La prime de risque sur les bons du Trésor argentins a grimpé en flèche, passant de 883 à 1 137 points de base. On s’attend à ce que les obligations « Letes » à court terme (90 jours) du gouvernement argentin offrent un rendement de 20 % dans l’espoir de trouver des investisseurs. Dans la première semaine de juillet, le real a baissé tous les jours pour se retrouver à un niveau inférieur de 24,8 % à sa valeur du début de l’année.

Au moment où le ministre turc des Finances, Kemal Dervis, se rendait à une réunion d’urgence avec des responsables du FMI et de la Banque mondiale à Washington, la Bourse turque a chuté de près de 10 % le 6 juillet et la monnaie nationale a atteint un cours plancher. Le même jour, le zloty polonais chutait de 4,1 % et le forint hongrois de 2,1 %.

A travers l’Europe, les milieux d’affaires perdent confiance. Au Japon, la Banque centrale constate un profond pessimisme chez les grands industriels et note que les sociétés plus petites comptent réduire de 18,9 % leurs investissements en biens d’équipement.

Le 6 juillet, le ministère américain du Travail a annoncé que l’économie avait perdu 114 000 emplois non agricoles en juin et 271 000 sur l’ensemble du deuxième trimestre. En juin, pour le onzième mois consécutif, le secteur manufacturier a enregistré une perte nette d’emplois. Depuis août 2000, 785 000 ont été perdus dans ce secteur.

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