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Un « vendredi noir » évité de justesse - provisoirement...

La rédaction
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Le 22 septembre, les gouvernements et les banques centrales des grands pays industrialisés sont intervenus pour conjurer le danger très réel d’un effondrement financier global. Sans attendre l’ouverture du sommet du G-7, la Banque centrale européenne, de concert avec la Réserve fédérale, la Banque du Japon et les banques centrales de Grande-Bretagne, de France et du Canada, sont intervenues sur les marchés des changes de façon à faire remonter la valeur de l’euro depuis un plancher de 85 cents vers un sommet temporaire de 90 cents. Au même moment, le président Clinton a annoncé la mise à disposition, au cours des 30 prochains jours, de 30 millions de barils de pétrole brut provenant des réserves stratégiques, afin d’endiguer l’explosion des prix.

Ces deux actions contredisent la position obstinément affichée par le secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, en faveur d’un « dollar fort » et contre toute intervention sur les marchés monétaire et pétrolier. Sous la pression des événements dramatiques de la troisième semaine de septembre, il a dû lui-même céder. En effet, outre l’explosion du prix du pétrole et l’inflation globale qui en résulte, le monde se trouvait devant le danger non seulement d’une chute incontrôlée de la monnaie européenne plus grave encore que la crise financière asiatique de 1997-98, mais aussi de l’écroulement des actions high-tech qui sont les valeurs les plus exposées de la bulle de Wall Street et de la bulle boursière mondiale.

La panique croissante chez les gestionnaires de crise internationaux s’était déjà manifestée à travers les déclarations faites au début de cette tumultueuse semaine par Michael Mussa, directeur économique du FMI, le 19 septembre, puis, le lendemain, par Horst Koehler, son directeur général, sur la nécessité urgente d’endiguer l’effondrement de l’euro. En même temps, les pressions sociales et économiques dues à la hausse du prix du pétrole redoublaient en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Mais la situation a atteint un point critique avec la chute des actions de la « nouvelle économie ». Le 21 septembre, le géant de l’informatique Intel mettait en garde contre une baisse de ses profits et le lendemain, ses actions chutaient de 22 %, pour une perte de capitalisation de 95 milliards de dollars, soit le plus fort déclin enregistré en une seule journée sur le marché boursier par une seule société.

Reflétant l’ampleur de la crise ayant obligé les banques centrales, les gouvernements et les institutions financières à intervenir de façon si soudaine, le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 25 septembre cite l’opinion de grands experts financiers européens, selon lesquels une « chaîne de causes » aurait rendu imminents un « krach boursier de dimensions incalculables et une sévère déstabilisation des marchés monétaires internationaux ». Le FAZ note que le krach avait commencé à se manifester sur les marchés asiatiques dans la matinée du vendredi 23 septembre, suite à la baisse des valeurs high tech, la veille à New York. Il ne fait aucun doute que l’« équipe de protection contre les plongées » autour de Greenspan et de Summers a été pleinement activée et le restera pour les jours à venir, en raison d’une situation hautement imprévisible.

Cependant, il est absolument clair que la réponse des grandes institutions est entièrement inadéquate et ne traite en rien les causes réelles de la crise telles que LaRouche les a identifiées. En conséquence, cet endiguement temporaire ne peut tenir. En fait, on peut s’attendre à un choc dévastateur contre l’euro dès le 28 septembre si les électeurs danois rejettent la participation du Danemark à la monnaie européenne.

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