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Une autre « drôle de guerre »

La rédaction
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La guerre anglo-américaine en Afghanistan entre donc dans sa quatrième semaine et rien, ou presque, ne se passe « comme prévu ». Ben Laden n’a été ni capturé ni tué et le régime taliban est toujours en place. Et même si ces buts étaient atteints, l’Afghanistan resterait une impasse militaire et politique pour l’Amérique. A l’étonnement général, l’amiral John Stufflebeem, directeur adjoint des opérations à l’état-major, a annoncé lors d’une conférence de presse au Pentagone, le 25 octobre : « Ils [les talibans] se montrent des guerriers coriaces. Je suis assez surpris de voir avec quelle obstination ils s’accrochent au pouvoir. »

Le même jour, interrogé pour savoir si Ben Laden serait véritablement capturé « mort ou vif », le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a déclaré : « C’est quelque chose de difficile à faire. Le monde est grand, il y a beaucoup de pays. Il a beaucoup d’argent et beaucoup de soutien, et je ne sais tout simplement pas si nous réussirons ou non. (...) A mon avis, si [Ben Laden] devait disparaître demain, le même problème persisterait », étant donné l’importance de son réseau. A la question de savoir si, après plusieurs semaines de bombardements, il pensait que les talibans seraient chassés du pouvoir, il a répondu : « Est-ce que ça fait si longtemps ? Trois semaines, ça alors... Je suis vraiment surpris. Je pensais que ça ne faisait que dix ou douze jours... Oui, je pense qu’il y aura un après taliban en Afghanistan. C’est plus facile que de trouver une seule personne. »

La description la plus étrange de ce bourbier militaire est venue du chef d’état-major britannique, l’amiral Michael Boyce, dont les propos ont été publiés dans le Financial Times du 26 octobre : « C’est différent de tous ce que nous avons fait auparavant. Nous devons essayer de faire en sorte qu’ils ne s’imaginent pas que nous allons abandonner et partir, ou diminuer les frappes. (...) Ils doivent se sentir oppressés et ce jusqu’au moment où ils se conformeront à des normes de conduite décentes. (...) Si vous êtes dans ce pays [l’Afghanistan], chaque fois que vous regardez par la fenêtre et que vous voyez passer un avion dans le ciel, vous aurez la preuve que l’attention internationale se porte sur vous ; si vous êtes une bonne personne, vous aurez métaphoriquement une ration de nourriture, et si vous êtes une mauvaise personne, vous recevrez une bombe. »

A ceux qui critiquent la façon dont la guerre est menée, Boyce a rétorqué : « Bien entendu, il y a des limites à ce que peuvent faire les militaires dans un pays aussi difficile que l’Afghanistan. (...) Ce n’est pas comme au Kosovo. Ce n’est pas comme la Tempête du désert où l’on avait des phases clairement définies et des objectifs relativement simples. Il s’agit d’une zone beaucoup plus trouble (...). »

Le 27 octobre, Lyndon LaRouche a déclaré que les postulats sous-jacents à l’opération militaire la condamnent à l’échec. On se fait beaucoup d’illusions à propos d’une « habile mise en oeuvre » d’une politique pourrie et irréalisable dérivée du « Grand Jeu » britannique. LaRouche conseille de ne pas investir davantage de ressources dans cette entreprise perdante. Cela ne peut que créer encore plus de problèmes. Selon LaRouche, quelqu’un devrait dire franchement au président Bush que la conduite de la guerre en Afghanistan repose sur une illusion.

L’on doit adopter une autre politique face aux talibans : il faut arrêter leur trafic de drogue, assécher les recettes qui en découlent et démanteler les importants flux de blanchiment d’argent sale. Cela permettrait, a précisé LaRouche, de porter un coup décisif aux capacités terroristes en général et à celles des talibans en particulier.

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