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Une bataille perdue d’avance pour Blair

La rédaction
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Le Premier ministre britannique Tony Blair est désormais de plus en plus isolé politiquement en Grande-Bretagne concernant son soutien à une guerre contre l’Irak. Le 22 août, l’un des meilleurs experts britanniques dans le domaine de la défense a confié à Strategic Alert qu’« en ce qui concerne l’Irak, l’opposition à Tony Blair contrôle désormais le terrain politique en Grande-Bretagne. Blair est en train de perdre cette bataille politique. L’opposition à la guerre s’est véritablement renforcée au cours des trois dernières semaines. Le tournant décisif a été amorcé quand l’ancien chef d’état-major, lord Bramall, a exprimé ses réserves, dans une lettre au Times de Londres. C’est ce qui a ouvert les vannes. ».

De fait, ces derniers jours, certaines personnalités de premier plan de l’establishment britannique ont vigoureusement dénoncé la dynamique de guerre contre l’Irak. Le 21 août, ce fut le cas de lord Wright, qui occupait le poste diplomatique le plus élevé pendant la guerre du Golfe de 1991 et qui fut aussi ambassadeur britannique en Arabie séoudite. Wright a déclaré à la BBC : « Je pense que les ministres doivent examiner très attentivement ce cas. Les implications d’une attaque contre l’Irak pourraient être absolument dévastatrices. » En Angleterre même, a-t-il souligné, « il devient de plus en plus clair qu’il y a une opinion largement partagée ici, au Parlement et au-delà, selon laquelle une attaque contre l’Irak serait une erreur qui pourrait nous coûter cher ».

Lord Chalfont, l’un des principaux stratèges britanniques et atlantiste convaincu, a aussi exprimé son opposition. Sir Timothy Garden, professeur au Center for Defence Studies, au Kings College de Londres, a également fait au Guardian des commentaires très significatifs le 20 août, dans un article intitulé « Nous ne pouvons pas laisser cette guerre aux politiciens », avec pour sous-titre « Les Etats-Unis n’ont pas d’idée claire de ce que serait un Irak d’après-guerre ». Bien que ses formulations soient très diplomatiques, cet article fustige l’incompétence des politiciens qui essaient de justifier cette guerre.

Selon un important expert britannique du Moyen-Orient, qui connaît très bien Garden, cet article serait un « signal » du « ministère britannique de la Défense, qui utilise Garden pour exprimer un point de vue d’opposition à la guerre contre l’Irak ». Il a rappelé que Garden est l’un des deux éminents professeurs du Center for Defence Studies du Kings College, l’autre étant l’ancien membre du ministère de la Défense, Sir Michael Quinlan, qui a récemment dénoncé les plans de guerre contre l’Irak dans un article du Financial Times de Londres. Cet expert a affirmé qu’une dynamique « pour sortir de cette fièvre belliqueuse est en train de se développer en Grande-Bretagne. Je vous ai dit dans nos récentes discussions que j’étais convaincu qu’en définitive, l’Angleterre serait partante le moment venu. Mais j’ai maintenant changé d’avis au regard des développements récents. Blair est en dehors du consensus, pas à l’intérieur (...). Les relations entre la Grande-Bretagne et cette administration américaine se détériorent. Et nous ne voyons que les premières étapes : l’opposition à cette guerre va atteindre un sommet en Grande-Bretagne, dès le mois prochain. »

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