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Une chancelière Merkel sous surveillance

La rédaction
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Depuis que le chancelier Gerhard Schröder a annoncé, le 10 octobre, son refus de faire partie du nouveau gouvernement, il est presque certain que la chancellerie reviendra à Angela Merkel à la tête d’une coalition CDU-CSU/SPD. Pour y arriver, la dirigeante de la CDU a dû cependant faire des concessions substantielles, aux dépens de ses positions néo-conservatrices (impôt à taux unique, coupes dans le secteur de la santé, suppression de certaines réglementations du travail). Le vice-chancelier devrait être Franz Müntefering, président du SPD, qui sera également ministre du Travail et des Affaires sociales. Comme le notait la presse financière outre-Manche, il est connu pour ses attaques contre les « sauterelles », les fonds spéculatifs qui dévorent l’économie productive. Pour ce qui est de la politique étrangère, l’ancien chef de cabinet de Schröder (et son « alter ego »), Franz-Walter Steinmeier, est pressenti.

Dans son « discours d’adieu », lors de la Convention du syndicat de la Chimie, le 12 octobre à Hanovre, Schröder a défini une ligne combative pour la composante social-démocrate de la nouvelle grande coalition. « Le modèle anglo-saxon de politique économique, a-t-il indiqué, ne marchera pas en Allemagne et en Europe, de la même façon qu’il a échoué aux Etats-Unis, comme on l’a vu avec la réaction incompétente du gouvernement américain face à l’ouragan Katrina. »

Ceci dit, force est de constater que ni les sociaux-démocrates ni une grande coalition n’ont de réponse adéquate à la crise financière globale et au chômage, loin s’en faut. La seule force politique en Allemagne qui ait proposé un ambitieux programme d’investissements publics destinés à promouvoir le plein emploi est le BüSo (Mouvement des droits civiques-Solidarité), dirigé par Helga Zepp-LaRouche. Les chocs qui s’annoncent au cours des prochaines semaines au niveau de l’économie mondiale et du système financier global vont forcer un débat réel sur le contenu d’une politique économique et financière pour l’Allemagne. Pour l’instant, les discussions sur la formation d’une grande coalition n’ont toujours pas abordé ces questions.

Exposé sur les néo-conservateurs à la télévision allemande

Six mois après la publication d’un livre du BüSo sur les néo-conservateurs allemands, la chaîne de télévision ARD a diffusé un documentaire fort intéressant sur les activités d’INSM (Initiative pour une nouvelle économie sociale de marché). Le magazine politique Monitor a montré en particulier à quel point cet institut et son agenda néolibéral de coupes budgétaires, dérégulation et privatisation des systèmes sociaux ont réussi à façonner la perception publique en Allemagne.

Doté d’un budget annuel de quelque 10 millions d’euros, INSM met à la disposition des médias et des établissements d’éducation des « synthèses d’information » et des « experts économiques ». Il a réussi à infiltrer non seulement les émissions-débats télévisés, mais même les feuilletons populaires, faisant passer des « messages » selon lesquels « le marché est mieux que l’Etat », ou « il n’y a pas d’alternative aux coupes et à la privatisation des retraites et de l’assurance maladie ».

L’émission d’ARD a examiné les relations étroites entre l’INSM et l’« équipe de compétence » d’Angela Merkel, y compris le gourou du taux d’imposition uniforme, Paul Kirchhof. On a vu que l’un des principaux slogans de la CDU-CSU et du FDP pendant la dernière campagne législative, « être social, c’est créer des emplois », sortait tout droit des bureaux de relations publiques d’INSM.

Si cette émission de Monitor fournissait un aperçu utile des manipulations mentales et des techniques cachées de propagande des néo-conservateurs, elle était aussi destinée en quelque sorte à « limiter les dégâts » de la campagne dévastatrice menée contre ces idéologues par le BüSo et sa candidate à la chancellerie Helga Zepp-LaRouche, en particulier lors des dernières élections. Contrairement au BüSo, les auteurs du documentaire n’ont pas montré le rôle des intérêts financiers privés et des hedge funds qui soutiennent l’INSM, se contentant de mentionner que cet institut reçoit des contributions financières des Associations d’entrepreneurs de l’industrie électronique et de la machine-outil.

En réalité, Scholz et Friends, la société chargée de toutes les activités de relations publiques de l’INSM, a été acquise en 2003 par la compagnie financière British Equity Fund Electra Partners. Cette dernière détient une part importante de Global Solutions (GSL), qui offre des services de sécurité privés en Grande-Bretagne, Afrique du Sud et Australie, et collabore avec le ministère britannique des Affaires étrangères, British Gas et British Telecommunications.

Autre omission de taille : le fait qu’Hans Tietmayer soit président du conseil d’administration de l’INSM. L’ancien gouverneur de la Bundesbank, comme on peut le lire dans le livre du BüSo, est vice-président de la Banque des règlements internationaux de Bâle depuis 2003 et fait partie du conseil consultatif de Lazard Frères, le leader des activités de fusions et acquisitions en Europe. La branche allemande de Lazard Frères est dirigée par John Kornblum, ancien ambassadeur des Etats-Unis, et elle a joué un rôle décisif dans la tentative de privatisation du système bancaire public allemand. Felix Rohatyn, de New York, adversaire de longue date de Lyndon LaRouche, est associé à Lazard Frères depuis de nombreuses années. Il est aussi membre du conseil consultatif de la société française Publicis qui, en Allemagne, dirige les relations publiques de la « Convention citoyenne » de Meinhard Miegel, une organisation-écran néo-conservatrice, issue de la Rand Corporation. Roland Berger, lobbyiste pour Publicis en Allemagne, est un autre « ambassadeur propagandiste » d’INSM.

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