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Une nouvelle initiative israélo-palestinienne de paix

La rédaction
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Un groupe de négociateurs israéliens conduit par l’ancien ministre de la Justice, Yossi Beilin, et une délégation palestinienne dirigée par l’ancien négociateur de l’Autorité palestinienne, Yasser Abad Rabb, ont préparé un document non officiel, baptisé l’Initiative de Genève, qui pourrait servir de base à un règlement définitif du conflit israélo-palestinien.

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon l’a aussitôt fustigée, y voyant une « tentative cynique des travaillistes et de la gauche de faire tomber le gouvernement par des moyens illégitimes ». En revanche, selon Abad Rabbo, qui est proche de Yasser Arafat, l’accord aurait eu la bénédiction du président palestinien. Ripostant aux critiques de l’extrême-droite, Beilin a déclaré : « Je sais qu’ils vont dire que c’est un mauvais accord, que nous avons trop cédé, que nous avons tout abandonné. Mais il y a une chose qu’ils ne pourront pas dire : qu’il y a absence de partenaire [pour un accord] ».

Chaque foyer, en Israël et en Palestine, recevra une copie de l’accord de Genève. Beilin et Rabbo se sont déjà rendus en Egypte où ils ont rencontré le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Maher, et le conseiller spécial du président Moubarak, Osama al Baz. De manière générale, cette initiative a été bien accueillie en Egypte.

La signature en bonne et due forme de l’accord devrait avoir lieu le 10 décembre à Genève. Le ministère suisse des Affaires étrangères, l’un des parrains du projet qui organise la cérémonie, cherche une représentation officielle de la part de différents gouvernements européens et moyen-orientaux. On croit savoir que l’ancien président américain Jimmy Carter y assistera aussi.

Ce projet d’accord règle les grands problèmes restés en suspens. Il affirme clairement que les Palestiniens doivent recevoir 98% de la Cisjordanie, les 2% restants devant être compensés par un échange de terres. Il précise aussi quelles colonies juives seront soumises à la souveraineté palestinienne, et lesquelles feront partie d’Israël. Jérusalem deviendrait la capitale des deux Etats, la partie est revenant à l’Etat palestinien. La mosquée Al Haram Al Sharif relèverait de la souveraineté palestinienne, tandis que le mur occidental et le quartier juif de la vieille ville seraient israéliens. Toutes les confessions auraient accès à ces lieux saints, la sécurité étant assurée par une force de police internationale.

Les Palestiniens reconnaîtront Israël en tant qu’Etat du peuple juif. Concession encore plus importante vis-à-vis des Israéliens, les Palestiniens devraient renoncer à leur droit au retour en territoire appartenant actuellement à l’Etat hébreu. Exception pourrait être faite pour ceux souhaitant y retourner pour des raisons humanitaires, sous réserve de l’accord explicite du gouvernement israélien. Sans cet accord, le retour se ferait dans le nouvel Etat palestinien.

L’équipe palestinienne comprend deux anciens officiels, Nabil Kassis et Hisham Abdel Razeq, ainsi que deux membres de l’organisation Tanzim, affiliée au Fatah, Kadoura Fares et Mohammed Khourani, qui seraient tous deux proches du dirigeant palestinien Marwan Barghouti, actuellement incarcéré en Israël. La délégation israélienne compte deux députés du Meretz, Haim Oron et Yossi Sarid, et les députés travaillistes Amram Mitzna, Abraham Burg (cr) et Yuli Tamir.

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