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Une panique silencieuse se répand

La rédaction
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La décision de la Réserve fédérale de ne pas hausser les taux d’intérêt le 27 juin, est révélatrice d’une panique sous-jacente provoquée par l’état réel du système financier et de l’économie américaine. En dehors des explications officielles, si les taux sont restés à 6,25 %, c’est parce que toute hausse aurait provoqué pour le Nasdaq le même genre de chute que celle produite entre la mi-mars et la mi-mai, ce qui aurait, à son tour, asséché le flux quotidien de 2 milliards de dollars en capitaux étrangers vers les Etats-Unis. Le président de la Fed, Alan Greenspan, et le secrétaire au Trésor Larry Summers, veulent à tout prix éviter cette éventualité - du moins jusqu’aux élections de novembre.

La dernière livraison de la Financial Stability Review de la Banque d’Angleterre, datée du 26 juin, affirme que les risques encourus par les banques britanniques aux Etats-Unis constituent « la plus grande menace potentielle à la stabilité du système financier britannique ». Au 31 décembre 1999, les banques britanniques avaient prêté jusqu’à 95,2 milliards de dollars aux Etats-Unis, soit plus du triple des prêts accordés à l’Allemagne, son deuxième emprunteur. La Banque d’Angleterre met aussi en garde contre les niveaux insoutenables des prix des actions et du déficit du compte courant aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, lors d’une conférence de presse présentant le rapport annuel de la Banque de France sur l’économie française le 28 juin à Paris, Jean-Claude Trichet a mis en garde contre le danger d’un refroidissement du climat économique américain, estimant que l’Europe devait prendre des précautions afin d’éviter d’en être trop affectée. Le même jour, le Frankfuter Allgemeine Zeitung publiait un éditorial de Heinz Brestel, qui notait que la décision de la Fed semblait prévoir pour cet été un « ciel bleu durable » sur les marchés financiers. Cependant, il conseillait de surveiller les « orages soudains, imprévisibles » cet été, et prévoyait un « automne précoce et froid » pour les affaires financières internationales.

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