Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Une percée pour le transcoréen

La rédaction
visites
646
commentaire

Le 17 mai, deux trains, l’un sud-coréen, l’autre nord-coréen, ont traversé la ligne de démarcation militaire large de 4 kilomètres, pour la première fois depuis 1951, au plus fort de la guerre de Corée, ouvrant ainsi une nouvelle « route de la soie ferroviaire » sur la péninsule coréenne.

(EIRNS) Le 17 mai, deux trains, l’un sud-coréen, l’autre nord-coréen, ont traversé la ligne de démarcation militaire large de 4 kilomètres, pour la première fois depuis 1951, au plus fort de la guerre de Corée, ouvrant ainsi une nouvelle « route de la soie ferroviaire » sur la péninsule coréenne. En dépit de la non résolution du conflit sur la capacité nucléaire nord-coréenne, Séoul a poursuivi pendant deux mois une offensive diplomatique pour établir des liaisons ferroviaires, et la réponse de Pyongyang fut positive. Ceci démontre l’efficacité de l’approche basée sur le développement économique pour débloquer un conflit, même endurci. En outre, on a assisté à une coopération entre la Russie, la Chine, l’Inde et les Etats-Unis, autour des entretiens à Six, dirigés par Pékin et Moscou, avec la Corée du nord et du sud, le Japon et les Etats-Unis.

La « route de la soie ferrée » est l’un des grands projets lancés au sommet historique de 2000 entre le président sud-coréen d’alors Kim Dae-jung et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il. Cette politique baptisée « rayons de soleil » visait à utiliser des initiatives économiques et culturelles pour rapprocher peu à peu les intérêts des deux parties, en dépit de leurs profonds différends économiques et militaires. Pour la Corée du Sud, c’est aussi une question de développement économique puisque les liaisons ferroviaires lui donneront accès à la Chine et, lorsque les lignes seront construites, à la Russie puis, de là, à l’Europe. L’utilisation du rail à la place du transport maritime permettrait à la Corée du Sud de réduire les coûts de fret de quelque 25 % et le temps de transport de quelque 50 %. Le port de Busan, tout au sud de la péninsule, s’apprête déjà à devenir un centre logistique pour toute l’Asie du Nord-Est.

La construction des liaisons ferroviaires avait été achevée en 2003, mais on n’avait jamais fait d’essai. Enfin, le 10 mai, les forces armées des deux parties ont convenu d’assurer la sécurité lors de l’ouverture de la frontière pour le rail. Des délégations de deux cents Sud-Coréens et cent Nords-Coréens, dirigées par des hommes politiques et des journalistes, ont pris place dans les deux trains. Les routes sont en exploitation depuis 2005.

Quelles que soient les réactions du parti de la guerre autour de Bush et Cheney, pour les Coréens, il s’agit d’un événement majeur. « Il ne s’agit pas d’un simple essai. Le cœur de la péninsule coréenne bat à nouveau », déclara le ministre sud-coréen de l’Unification, Lee Jae-joung. Côté nord-coréen, le principal conseiller du cabinet, Kwon Hon-ung affirma que « nous ne devons pas hésiter ni dérailler de la voie de la souveraineté nationale et de la collaboration international-coréenne ».

Bien que l’accord ne porte que sur une seule occasion d’ouverture de la frontière, les deux côtés se sont engagés à faire avancer le processus, petit à petit. Le PDG de la société de chemin de fer coréenne, Lee Churl, a fait savoir que des représentants des deux Corées rencontreront des homologues russes fin juin afin de discuter d’une liaison entre le transcoréen et le transsibérien. Le président Roh a officiellement invité Vladimir Poutine à Séoul pour discuter de l’accélération de la coopération ferroviaire. Par ailleurs, le 15 mai, le gouvernement municipal et l’Institut de Développement de Busan ont organisé une conférence internationale pour discuter de la construction d’un tunnel reliant la ville au territoire japonais sous le détroit coréen. Ce projet, s’il se réalise, serait le plus long tunnel sous-marin du monde.

Contactez-nous !

Don rapide