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Une plainte contre l’euro à la Cour européenne de Justice ?

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24 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – Face à la fuite en avant de la zone euro dans sa propre destruction, les quatre professeurs allemands qui avaient porté plainte à la Cour constitutionnelle allemande en 1998 contre l’adoption de la monnaie unique, vont remettre ça ! Dans une entrevue avec le quotidien économique Handelsblatt, le professeur Wilhelm Hankel, économiste en chef du KfW (Institut du crédit pour la reconstruction) dans les années 1960, a déclaré : « l’interdiction légale d’un soutien financier à la Grèce est clair (…) Il n’y a aucun doute sur l’interdiction d’un renflouement et la Banque centrale européenne ne peut pas non plus servir de banque de défaisance », et que tous les quatre sont prêts à déposer une nouvelle plainte, quitte à aller jusqu’à le Cour européenne de Justice.

Dans leur recours de 1998 intitulé La plainte contre l’euro. Pourquoi l’union monétaire est vouée à l’échec [*], Wilhelm Hankel, Karl Albrecht Schachtschneider, Wilhelm Nölling et Joachim Starbatty, établissaient que la politique monétaire ne saurait être arrachée aux Etats sans que cela n’entraîne une grave crise économique. Leur principal grief visait le Pacte de stabilité adopté en 1997. Selon eux, la stabilité économique ne pouvait être assurée en séparant la politique monétaire, confiée à une banque centrale indépendante des Etats, de la politique de l’emploi, du commerce et de la croissance. Ils expliquaient notamment qu’en cas de crise économique, ce système mènerait irrémédiablement à l’effondrement des revenus des Etats et à l’explosion de leurs déficits.

Il était donc écrit d’avance que la monnaie unique mènerait à la destruction des économies européenne. Dans leur recours ils dénonçaient la théorie politique sur laquelle s’est construite l’union monétaire : faire l’euro pour imposer de fait une unité politique et économique entre Etats européens. En 2005, Hankel expliquait que « jamais dans l’histoire du monde une telle union monétaire n’avait pu tenir ». L’euro ne pouvait « tenir plus de cinq à sept ans » puisqu’aucun dessein économique digne de ce nom n’a été adopté pour niveler par le haut le niveau de développement des Etats-membres.

Comme l’a expliqué le professeur Schachtschneider, auteur également d’une plainte contre le Traité de Lisbonne, « réduire la politique monétaire à la simple stabilité des prix est la précondition à la libre circulation des capitaux en faveur du marché mondial des capitaux. Mais toute personne un tant soit peu objective sait très bien que cela porte préjudice à l’emploi. On ne me fera pas croire que politique monétaire et politique de l’emploi peuvent être séparées. » 

Le principe clé est qu’on ne peut séparer Etat et monnaie. Alors que les dirigeants européens n’osent pas remettre en question l’union monétaire, ils nous condamnent à une fuite en avant vers un gouvernement économique européen qui serait l’aboutissement logique de ce long processus de destruction. Pour Hankel, « ce serait la fin de la démocratie dans les Etats européens : en lieu et place des constitutions et des parlements, nous serions dirigés depuis Bruxelles par un gouvernement économique ayant un pouvoir absolu et dictatorial. Un vrai cauchemar ! »

« Je suis catégoriquement opposé à un tel super-Etat », expliquait en 2005 Schachtschneider à nos collègues de l’Executive Intelligence Review (EIR). « Pour moi, l’Europe des patries de de Gaulle, l’Europe des Etats, est la bonne marche à suivre si l’on veut respecter le principe de liberté. Un super-Etat irait contre la liberté. » Alors interrogé sur la proposition avancée par Jacques Cheminade lors du référendum sur le TCE, de remplacer la Banque centrale européenne par une alliance de banques nationales qui émettraient du crédit pour l’infrastructure et le développement, il avait expliqué qu’ « une nation ne peut réussir économiquement que si elle exerce le contrôle sur son système de crédit et son système financier. C’est quelque chose que l’on tend à oublier. Les pays sous-développés, comme en Afrique, n’ont pu décoller car ils n’exercent aucun contrôle sur leur système financier. La dépendance à la dette extérieure n’a fait que les plonger dans une misère plus grande. La souveraineté d’un pays sur sa monnaie et son crédit, est essentielle à sa propre existence. C’est ce que j’avais soulevé dans notre recours contre Maastricht. C’est aussi pour cela que nous avions porté plainte contre le Traité constitutionnel européen (TCE). A contrario, une banque nationale rend des comptes, elle est démocratique ».


Notre politique :


[*Die Euro-Klage. Warum die Währungsunion scheitern muss

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  • petite souris • 24/02/2010 - 20:07

    « Pour moi, l’Europe des patries de de Gaulle, l’Europe des Etats, est la bonne marche à suivre si l’on veut respecter le principe de liberté. Un super-Etat irait contre la liberté. »

    Tout est dit.

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