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Une « pompe à phynances » illimitée ?

La rédaction
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A la suite de la douzième baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale depuis 2001, le vice-président de la Réserve fédérale, Roger Ferguson, a exprimé le 12 novembre, lors d’un événement public à Pittsburgh, l’espoir « que notre politique agressive permette de réamorcer une reprise qui a montré des signes de stagnation ». Mais en même temps, il a indiqué que la Fed est prête à ouvrir davantage ses vannes monétaires, si les problèmes s’aggravent pour l’économie et le système financier. D’autres baisses pourraient suivre celle-ci, a-t-il précisé, tout en espérant que la situation « macro-économique » ne se détériore au point qu’il faille entrer dans « la zone dite zéro des taux d’intérêt nominaux ».

Le 13 novembre, dans son témoignage devant la Commission économique conjointe du Congrès américain, le directeur de la Fed, Alan Greenspan, a noté que même la « limite zéro » ne serait pas la fin de tout. Si l’économie américaine devait atteindre une « pente déflationniste », les taux réels se situant déjà à 0 %, la Réserve fédérale pourrait encore accroître les liquidités du système en achetant des bons du Trésor à long terme et en allongeant les échéances des bons existants. Greenspan a ajouté : « Il n’y a pratiquement pas de limite à ce que nous pourrions injecter dans le système, si c’est nécessaire. »

Le procès verbal de la réunion de la FOMC, les 20 et 30 janvier derniers, indique que dès le début de l’année, la Fed avait déjà discuté de « mesures non-conventionnelles » à prendre dans le cas où l’économie se « détériorerait de manière substantielle dans une période où les taux d’intérêt nominaux à court terme seraient déjà à des niveaux très bas ». Un représentant anonyme de la Fed avait expliqué, au cours d’une interview au Financial Times de Londres du 25 mars, de quel genre de « mesures non-conventionnelles » il était question. Il pourrait s’agir par exemple de l’achat d’actions américaines. Il ajoutait que la Fed peut « théoriquement acheter n’importe quoi, pour injecter de l’argent dans le système », y compris « la dette des Etats ou des collectivités locales, de l’immobilier, des mines d’or - pratiquement tout. »

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