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Urgence santé : Equipons la France en IRM !

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Comme le disent les vieux médecins : on n’a que l’âge de ses artères ! En vérité, la plupart des décès résultent d’un accident ou de l’usure de notre système neuro-cardio-vasculaire alors que le reste de notre corps pourrait vieillir bien davantage.

Ainsi, avec les derniers progrès de la médecine et les technologies biomédicales, certains scientifiques estiment que « la moitié des enfants nés après l’an 2000 ont une chance de devenir centenaire » !

Cependant, pour s’en donner les moyens, la France doit rattraper son retard en imagerie médicale et équiper d’urgence tous ses hôpitaux avec l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permettant une meilleure prise en charge des victimes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).

De quoi parle-t-on ?

Exemple : Mme Y, âgée de 70 ans, regarde la télévision lorsqu’elle s’écroule soudain, victime d’une paralysie du côté droit du corps. Son époux l’aide à s’allonger et attend plus de deux heures dans l’espoir que ça s’arrange… Voyant que cela ne s’arrange pas vraiment, il finit par appeler les secours. Erreur. Il est trop tard lorsqu’à son arrivée à l’hôpital, l’IRM dépiste un caillot de sang empêchant une partie du cerveau d’être correctement irriguée. Six mois après, elle est hémiplégique et aphasique, c’est-à-dire qu’elle ne peut plus ni marcher ni parler.

Ignorée du grand public, l’ACV touche chaque année 400 000 personnes en France. C’est la troisième cause de mortalité pour l’homme, la deuxième pour la femme et la première cause de handicap acquis de l’adulte.

Quand l’accident se produit, chaque minute est précieuse. Il faut disposer au plus vite du bon diagnostic. S’il s’avère qu’un caillot bouche un vaisseau, il faut pratiquer une thrombolyse moins de trois heures après le début des symptômes. Les caillots sanguins sont alors désagrégés. Avec chaque minute de retard les dommages neurologiques augmentent et deviennent de plus en plus irrémédiables.

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Le retard en IRM coûte la vie à trop de victimes d’accidents vasculaires cérébraux. Ici à Aubagne en 2009, une manifestation de maires, de personnel soignant et de simples citoyens réclamant la modernisation de l’hôpital.
Crédit : agglo-paysdaubagne.com

Or, seul l’IRM permet d’établir un diagnostic sûr et rapide pour évaluer la gravité de l’AVC. La France en manque cruellement.

En 2011, bien que 1200 scanners soient accessibles sur l’ensemble du territoire (ce qui reste insuffisant), en revanche, avec environ 500 appareils, nous restons les bons derniers en matière d’imagerie à résonance médicale. L’Allemagne compterait un appareil IRM pour 47 142 habitants et l’Espagne 1 pour 80 000, contre 1 pour 157 000 en France, qui se classerait ainsi également derrière l’Italie et le Royaume-Uni, d’où un délai d’attente moyen pour les patients dépassant 62 jours en Lorraine et 54 jours en Haute-Normandie, alors qu’il est inférieur à 21 jours en Ile-de-France.

Dans les pays scandinaves, 60 à 70 % des patients AVC sont directement pris en charge par des équipes dédiées, regroupées dans des unités neuro-vasculaires (UNV) équipées d’IRM et formées aux meilleurs soins, alors qu’en France, ils sont moins de 20 %.

Les Schémas régions d’organisations des soins (SROS) pour la période 2006-2011 prévoyaient de totaliser en France 605 appareils d’IRM en avril 2011, alors qu’en réalité les besoins en demandaient 750. « En cas de suspicion d’accident vasculaire aigu, plus de deux patients sur trois n’ont pas eu accès à l’IRM en 2006 », constate le Pr Catherine Oppenheim, du centre hospitalier Sainte-Anne de Paris. Actuellement, notamment faute d’IRM, seulement 1 % des patients bénéficient d’une thrombolyse (qui réduit de 40 % le handicap), alors que 10 % pourraient être concernés.

En 2010, le ministère de la Santé a lancé un plan national d’actions contre les AVC, mobilisant 134 millions d’euros entre 2010-2014. Avec plusieurs objectifs : inciter la population à prévenir, dépister et traiter les facteurs de risques favorisant l’AVC, et réduire le risque de séquelles en apprenant à agir vite face aux premiers symptômes.

Alors que le plan de 2010 projetait de faire passer le nombre d’UNV de 87 en 2010 à 140 en 2011, il est consternant que le mot IRM ne figure même pas dans un document officiel qui ambitionne d’ « augmenter le taux de thrombolyse chez les patients éligibles ».

« Si on veut vraiment se donner les moyens de lutter contre l’AVC, la première priorité est d’avoir des IRM dans tous les hôpitaux de France [2900]. On pourra faire alors le diagnostic partout et par une console de télémédecine, transmettre les images à une unité spécialisée en neuro-vasculaire qui guidera la réalisation de la thrombolyse si nécessaire », estime le professeur Pierre Amarenco du service neurologie de l’hôpital Bichat à Paris, qui déplore que le plan n’offre pas plus de moyens pour l’imagerie.

Or, chaque machine coûte entre 1 et 5 millions d’euros, ce dont se plaint amèrement Dominique Seux, le rédacteur en chef du journal Les Echos, qui semble oublier qu’il s’agit du coût d’un simple rond point, mais un prix qu’on refuse de payer dans le contexte actuel de casse sociale et de mépris général envers « les vieux ».

Pour nous, au lieu d’être une charge, les UNV doivent rapidement être au cœur des unités de neurologie des services hospitaliers, qui doivent disposer d’un plateau technique comportant une IRM prioritaire au service. Aux médecins et personnels hospitaliers spécialisés, il faut adjoindre en permanence une unité paramédicale de haut niveau technologique, opérationnelle en cas d’urgence : des manipulateurs radio disposant d’un plateau de télémédecine pour opérer rapidement. Ces équipes doivent aussi pouvoir assurer une prise en charge du patient 24h/24h, si importante pour réduire le risque de décès ou de dépendance. L’UNV deviendra ainsi non seulement un pôle d’expertise thérapeutique et diagnostique, mais pourra également assurer au jour le jour le suivi du patient, ses traitements médicamenteux et jusqu’à sa rééducation. Les bénéfices d’un tel programme sont bien sûr incommensurables, car il permet de prolonger la vie humaine sans handicap.

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