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Vers des renationalisations

La rédaction
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Conséquence de la frénésie mondiale des OPA à la fin des années 90 et en 2000, presque toutes les grandes sociétés américaines et européennes croulent sous un énorme fardeau de dettes, alors que les actifs acquis à l’époque ont quasiment perdu toute valeur, d’où le nombre croissant de faillites.

L’année dernière, 255 sociétés américaines cotées en Bourse , totalisant 260 milliards d’actifs, ont déposé leur bilan. En termes de perte d’actifs, ce fut la pire année de l’histoire des entreprises américaine (elles ont presque triplé leur record d’il y a dix ans). L’année 2001 a aussi connu la plus grande faillite américaine de tous les temps : Enron. Mais le record de 2001 risque fort d’être battu cette année. Au premier semestre, 113 entreprises, totalisant 149,3 milliards de dollars d’actifs, ont cessé leur activité. Rien que dans les deux dernières semaines de juin, Adelphia Communications a fait faillite, de même que XO Communications et Farmland Industries, la plus grande coopérative agricole américaine. Cinq des huit plus importantes demandes de mise en redressement judiciaire de l’histoire américaine ont été déposées depuis décembre 2001 : Enron (63,4 milliards de dollars d’actifs), Global Crossing (25,5 milliards), Adelphia (24,4 milliards), Kmart (17 milliards) et NTL (16,8 milliards). Si WorldCom (103,8 milliards) sombre, le record d’Enron sera largement battu.

Dans ces conditions, de grosses sociétés commencent à demander aux pouvoirs publics de les sauver, grâce à l’argent des contribuables. Les gouvernements seraient d’ailleurs en train de préparer des listes de sociétés considérées comme « trop grandes pour faire faillite ».

Le 2 juillet, le nouveau PDG de WorldCom, John Sidgemore, a demandé de l’aide au gouvernement, en faisant valoir que la survie de sa société relevait de la « sécurité nationale ». Worldcom gère environ 30 % des liaisons internet américaines, et près de la moitié des échanges mondiaux par Internet ont utilisé au moins une fois l’infrastructure de WorldCom. C’est en outre, selon ses propres dires, le premier fournisseur du gouvernement fédéral en services de communications, en particulier pour le Pentagone et le département d’Etat.

Bien qu’un renflouement public de WorldCom soit improbable, des actions de sauvetage de ce type pourraient bien avoir lieu en Europe. En Grande-Bretagne, le gouvernement vient de renationaliser l’infrastructure ferroviaire, après l’échec patent des services privatisés de Railtrack, qui ont même provoqué la perte de nombreuses vies humaines.

En France, Vivendi Universal, deuxième conglomérat mondial dans le domaine des médias, devrait être démantelé et son activité traditionnelle - l’approvisionnement en énergie et en eau - pourrait passer sous contrôle public. Reste à savoir si le gouvernement va aussi reconnaître la dette de Vivendi Environnement. L’ancienne direction de la société a pu transférer à Vivendi Environnement 15 milliards d’euros de dette de l’ensemble du conglomérat, tandis que la section médias et communications a encore 19 milliards d’euros supllémentaires de dettes.

Dans la première semaine de juillet, les actions de France Télécom ont soudainement rebondi, suite aux rumeurs selon lesquelles le gouvernement français pourrait renationaliser le deuxième opérateur téléphonique européen avec ses 65 milliards de dettes. Malgré le démenti du gouvernement, il se peut que l’Etat français garantisse la note de « triple A » à une nouvelle émission d’obligations de France Télécom, alors que des agences privées les avaient déclassées juste au-dessus du niveau « junk ». De son côté, le gouvernement allemand a dû déclarer officiellement, le 1er juillet, qu’une « renationalisation » de Deutsche Telekom n’était « pas à l’ordre du jour », pour le moment.

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