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Vers la fin de l’euro ? La discussion s’ouvre en France

La rédaction
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C’était le titre provocateur d’une conférence tenue le 3 avril dernier à la Mairie du 3ème arrondissement de Paris par Esprit public, une organisation créée à l’initiative des magazines Esprit et Alternatives Economiques. Orateurs principaux de cette conférence, Christian de Boissieu, président délégué du Conseil d’analyse économique du Premier ministre, et Claire Vezans, sous-directrice du Bureau des affaires économiques européens du ministère de l’Economie et des Finances. C’était en effet la première fois que deux illustres membres de l’establishment économique et financier français laissaient entendre publiquement ce que toute l’Europe, et notamment l’Allemagne, disent depuis près d’un an : l’euro n’est pas une panacée. Aucun des deux, cependant, n’était prêt à enterrer l’euro, mais seulement à le réformer.

En guise d’introduction, Christian Chavagneux, d’Alternatives Economiques, a souligné combien ce titre eût été impossible il y a quelques mois. Mais depuis quelque temps, les problèmes de plus en plus profonds de l’euro apparaissent clairement. On avait cru que les critères de Maastricht créeraient les conditions d’une convergence de plus en plus grande de l’économie, a-t-il dit en substance ; il apparaît aujourd’hui que c’est le fait même de l’appartenance à l’euro qui engendre des divergences dans les économies, des pays asymétriques, au niveau des taux de croissance et d’inflation. Bien que s’exprimant en son nom personnel, la salve tirée par Christian de Boissieu sonne le glas pour la monnaie européenne. On avait cru que l’euro allait permettre à l’Europe de relancer la croissance et de diminuer le chômage, a-t-il dit, rien ne le confirme aujourd’hui.

M. de Boissieu ne souhaite cependant pas enterrer l’euro et a proposé de timides réformes, toutes impossibles dans le contexte des traités de l’UEM que nous avons adoptés en 1989. Parmi ces réformes : la mise en pratique du programme adopté par l’UE à Lisbonne en 2000, qui devait relancer la recherche et le développement et les investissements dans la haute technologie, et un plus grand pragmatisme et une transparence accrue de la BCE, accusée de ne pas avoir baissé suffisamment ses taux d’intérêts et de ne pas dialoguer assez avec les Parlements européen et nationaux. Il a aussi plaidé pour une flexibilité plus grande à l’égard des traités de l’UEM. Moins critique que Christian de Boissieu, Claire Vezans a tout de même reconnu que l’euro n’était pas la « panacée » qu’on avait prétendu. Questionné par la salle sur la nécessité de revenir au programme du Conseil national de la résistance, qui avait réduit le pouvoir des banques et des assurances, M. de Boissieu évoqua l’impossibilité d’aller vers ce type de projet qui s’était soldé par des nationalisations, acceptées même par de Gaulle, politiques qui sont aujourd’hui désuètes. Clairement, ni l’un ni l’autre n’envisagent actuellement le retour au type de dirigisme économique qui a caractérisé les politiques de Roosevelt, ou les « Trente Glorieuses » en France et en Europe.

Allemagne : le professeur Hankel fustige le système de l’euro

Dans une interview accordée le 29 mars à l’EIR, le professeur d’économie Wilhelm Hankel indique comment le principal moteur de l’économie européenne, l’Allemagne, se fait saigner à blanc par les mécanismes internes du régime monétaire de l’euro. L’Allemagne est non seulement le plus grand contributeur net de l’Union européenne, elle est aussi le plus grand « fournisseur de capitaux » des pays membres de la zone euro. En vertu du régime monétaire unique, les importants excédents à l’exportation de l’Allemagne sont « dévorés » pour couvrir les énormes déficits de compte courant de pays comme l’Espagne, la France, l’Italie et la Grèce. La construction de l’Union économique et monétaire (UEM) se résume à un « transfert invisible » des ressources économiques et financières d’Allemagne pour « subventionner » les Etats déficitaires. Outre Rhin, les effets sont visibles : baisse des salaires, hausse du chômage et contraction des investissements au niveau national.

En abandonnant la devise nationale, on a remis à la BCE et à la Commission européenne l’instrument même dont a besoin tout Etat social pour remplir ses obligations envers l’intérêt général. Si l’on regarde l’histoire des unions monétaires, d’après le Pr Hankel, on s’aperçoit qu’à chaque fois que le conflit s’est aggravé au point où, soit la nation, soit l’union monétaire devait se désintégrer, c’est, en fin de compte, la nation qui s’imposa.

Le Pr Hankel appelle à un retour ordonné à la souveraineté monétaire des Etats membres de l’UE, qui continueraient à coopérer étroitement. Dans ce cadre, l’euro devrait être transformé en « unité de compte » commune, comparable à l’écu dans le Système monétaire européen de 1979-1992. Concernant la réforme du système financier international, le Pr Hankel soutient la proposition de nouveau Bretton Woods de Lyndon LaRouche.

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