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Vers la réhabilitation du MEK iranien ?

La rédaction
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Dans le cadre de la déstabilisation de l’Iran, on assiste à Washington à une tentative de faire retirer de la liste des organisations terroristes établie par le département d’Etat le Moudjahidin-e-Khalq (MEK), afin de s’en servir pour renverser le régime de Téhéran. Le 10 février, différents représentants d’organisations néo-conservatrices ont annoncé la formation de l’« Iranian Policy Committee », où se côtoient des membres du Committee on the Present Danger de George Shultz, du Center for Security Policy de Frank Gaffney, de l’International Republican Institute, du Nuclear Control Institute, etc. La plupart d’entre eux sont des anciens du Pentagone, du département d’Etat ou des agences de renseignement.

Leur objectif est d’obtenir du gouvernement américain une politique plus agressive vis-à-vis de l’Iran. Sans exclure des opérations militaires sur le terrain, ils privilégient cependant la promotion d’une révolte populaire en Iran pour forcer un « changement de régime ». L’incontournable Richard Perle, qui avait déclaré avant la guerre d’Irak que celle-ci serait une « promenade de santé », était d’ailleurs le principal orateur d’un des événements organisé le 24 janvier par une organisation-écran du MEK au Convention Center de Washington.

Pourtant, le MEK est impliqué depuis longtemps dans le terrorisme. Fondé dans les années 60 en Iran comme organisation marxiste-léniniste, il fut expulsé au moment de la chute du Chah en 1979. Au début des années 80, il participa à des attentats, parfois mortels, contre de hauts responsables iraniens, comme le président Mohamed-Ali Rajaei, le Premier ministre Mohammad-Javad Bahonar et le juge Mohammad Behesti. Pendant la guerre Iran-Irak, le MEK, opérant depuis l’Irak, était un instrument du régime de Saddam Hussein, qu’il aida à mater les soulèvements kurde et chiite en 1991. L’année suivante, il mena des attaques presque simultanées contre des ambassades américaines dans treize pays. En avril 1999, le MEK s’en prit à divers chefs militaires et assassina le vice-chef d’état-major iranien.

Ce groupe est sur la liste terroriste du département d’Etat depuis 1997. Le Conseil national de la résistance iranienne, son organisation paravent, a été ajouté sur la liste en août 2003.

Ce nouveau comité agite surtout le spectre de la « menace nucléaire » que poserait l’Iran, rappelant en cela la propagande sur les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, mais son objectif réel est de provoquer un « changement de régime » à Téhéran. Paul Leventhal, le président de l’Institut de contrôle nucléaire et l’un des principaux porte-parole du comité, l’a admis assez ouvertement, quand l’EIR lui a fait remarquer que le programme nucléaire, y compris le développement du cycle complet du combustible, dont l’Iran souhaite se doter, est soutenu par la grande majorité de la population, même ceux qui sont opposés au régime. Leventhal répondit qu’un « Iran démocratique » doté d’armes nucléaires ne serait pas forcément une menace, mais que dans l’Iran des mollahs, c’était inacceptable.

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