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Vers un changement de régime en Grande-Bretagne ?

La rédaction
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La deuxième semaine de février a été particulièrement tumultueuse en Grande-Bretagne. Le 11 février, le Guardian publiait un commentaire de Martin Kettle, intitulé « Blair devrait se méfier d’un changement de régime en Grande-Bretagne ». Mentionnant l’atmosphère « irréaliste » qui règne à Downing Street, il affirme : « Ce n’est pas uniquement Bagdad, mais aussi Londres, qui est menacé d’un changement de régime ».

Le samedi 15 février, près de deux millions de manifestants ont défilé dans les rues de Londres, ainsi que des dizaines de milliers à Glasgow et à Belfast. Une bonne partie d’entre eux n’appartenaient pas à la mouvance anti-guerre habituelle, mais manifestaient pour la première fois. Ce taux de participation montre à quel point les Britanniques, y compris cette « Angleterre moyenne » qui a voté pour Blair, sont déçus par la politique du gouvernement.

Dans cet environnement, on parle effectivement de plus en plus d’un « changement de régime ». Tam Dalyell, député de longue date à la Chambre des Communes, nous a confié que « des gens sérieux songent sérieusement à renverser Tony Blair » (voir article ci-dessous). Sa plus proche collaboratrice à la Chambre des Communes, Alice Mahon, a déclaré au Guardian du 17 février qu’il était évident que certains dans le Parti travailliste parlent de « défier le leadership » de Tony Blair.

La réaction de Blair à cette situation ne le rend que plus pathétique. Le 15 février, alors que 70 000 à 80 000 manifestants se rassemblaient à Glasgow, aux alentours de l’endroit où se tenait la conférence de printemps du Parti travailliste, Blair a évité les manifestants en décidant à la dernière minute de parler quatre heures plus tôt que prévu et de rentrer rapidement à Londres dès son discours terminé. En outre, il a accusé les manifestants d’avoir « du sang sur les mains » en raison de leur refus des mesures visant à chasser Saddam Hussein du pouvoir. Ceci s’accompagnait d’une campagne de presse dirigée depuis Downing Street, qualifiant les manifestants anti-guerre d’« apaiseurs » et d’« idiots utiles de Saddam ».

Dans le Times du 17 février, Sir Timothy Garden, éminent stratège britannique, vice-maréchal de l’armée de l’air à la retraite et ancien directeur de l’Institut royal des affaires étrangères (RIIA), voyait dans cette propagande un signe de « désespoir ». Il a ridiculisé ceux qui essaient de tracer un parallèle entre l’Allemagne hitlérienne et l’Irak dévasté de Saddam Hussein.

En outre, la BBC diffusera le 20 février un documentaire d’une heure sur le Cheriegate, dont l’un des protagonistes a déclaré posséder des informations pouvant « couler les Blair ».

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