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Vers un krach à Wall Street ?

La rédaction
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Le 9 décembre, le président de la Financial Services Authority (FSA) de Grande-Bretagne, Howard Davies, a mis en garde les investisseurs privés contre les dangers de la spéculation sur les actions des petites sociétés high tech. Christine Farnish, responsable à la FSA des relations avec les consommateurs, a précisé : « Les consommateurs investissant leur argent dans des actions de petites sociétés doivent savoir que les prix de ces actions peuvent être très volatiles - vers le haut ou vers le bas. Ils doivent réfléchir attentivement aux risques encourus avant de décider quelles actions acheter et combien. »

La veille, le directeur de la Bourse de Sidney, Maurice Newman, avait mis en garde les investisseurs australiens contre un futur krach de la Bourse de New York, dont les conséquences n’épargneraient pas l’Australie. Il fit remarquer que les Bourses internationales avaient traversé la plus longue phase de boom de l’histoire, ce qui ne peut simplement pas continuer. A propos des innombrables émissions de nouvelles actions par des sociétés de télécommunication ou d’internet, il a noté que la qualité de ces titres a beau être douteuse, les investisseurs les achètent quand même, ce qui fait qu’elles sont largement surévaluées. Du fait que le sort des Bourses dépend aujourd’hui de la performance de ces titres dans les télécommunications et l’internet, « le marché est entré dans une phase dangereuse », concluait Newman.

Le rapport que la Banque mondiale vient de rendre public, Perspectives économiques globales et pays en développement en l’an 2000, probablement le dernier rapport rédigé sous la direction de Joseph Stiglitz, présente un scénario suivant lequel Wall Street accuse une chute de 30 %. Il subsiste des risques significatifs dans l’économie mondiale, affirment les auteurs, même si la situation semble être stabilisée par rapport aux crises financières de 1997/98. Ils évoquent la « volatilité de l’environnement international », ainsi que les erreurs de prévision par rapport à la crise en Asie orientale qui illustrent bien les risques encourus dans un environnement de forte intégration financière. La plus grande menace pour les économies du secteur en développement, lit-on, est l’accroissement des grands déséquilibres dans les pays industriels. « Les plus grands risques sont le boom de la consommation (tirée par la Bourse), l’augmentation du déficit extérieur aux Etats-Unis et les perspectives incertaines au Japon. »

Le rapport décrit ensuite un scénario « plausible » : au cours des premiers mois de l’an 2000, la Réserve fédérale réagit résolument à la montée potentielle de l’inflation par une forte hausse de ses taux (100 points). En réévaluant les niveaux de valeur, les investisseurs surréagissent et les prix des actions chutent de 30 %. Sur ce, la Fed abaisse les taux pour restaurer la confiance du marché et le dollar plonge de 15 % par rapport aux autres grandes monnaies. Cette évolution est rapidement transmise aux autres marchés, avec un effet immédiat sur l’activité économique en Europe et au Japon. La croissance de la consommation ralentit, notamment aux Etats-Unis, et l’investissement diminue fortement.

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