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Vers un « nouveau LTCM » ?

La rédaction
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Dans son éditorial du 8 septembre, le quotidien économique allemand Handelsblatt rappelle ce qui s’est passé il y a six ans : « Le 22 septembre 1998, les directeurs de treize banques se sont réunis dans le bureau de la Réserve fédérale de New York. Ils étaient très préoccupés par la stabilité du système financier mondial, car le hedge fund Long-Term Capital Management (LTCM) se trouvait en difficulté en raison de spéculations ratées sur les obligations russes. Pressé par les agences de supervision, Wall Street prépara dès le lendemain un renflouement de LTCM . »

Six ans plus tard, poursuit le quotidien, « les banques et les hedge funds s’engagent à nouveau dans des transactions financières risquées ». Ils ont « énormément augmenté leurs positions à risques au cours des dernières années ». Les courtiers utilisent en particulier des produits dérivés, décrits un jour par Warren Buffet comme étant des « armes de destruction massive financières ». Les liens entre les hedge funds et les banques sont encore plus forts aujourd’hui qu’il y a six ans. Non seulement les banques copient les méthodes de trading des hedge funds, mais elles veulent aussi devenir les « premiers courtiers » des hedge funds, en leur fournissant des crédits, des plates-formes commerciales et des bureaux.

Il est « grand temps », écrit le Handelsblatt, que les banquiers se rappellent ce qui s’est passé en 1998. Depuis le début de 2004, l’industrie des hedge funds, qui représente 900 milliards de dollars, n’a pas gagné d’argent. « Certains fonds ont essuyé d’énormes pertes. Des dizaines de hedge funds ont disparu ces derniers mois - jusqu’ici sans attirer beaucoup l’attention. Mais à tout moment, une enorme bombe peut exploser . »

Rappelons que le directeur du FMI de l’époque, Michel Camdessus, avait lui-même admis en 1999 que la faillite de LTCM avait amené le système financier international « au bord de l’effondrement ».

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