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Vers un vote « surprise » en Irlande ?

La rédaction
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28 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Malgré la propagande massive menée par la Commission européenne, le gouvernement irlandais et les grandes entreprises privées, [*] il semble possible que le peuple irlandais fasse mentir les sondages officiels lors du référendum du 2 octobre sur le Traité de Lisbonne.

Dans son édition du jour, l’Irish Times, qui a promu jusqu’ici la campagne du Oui, publie un article intitulé « Un lotissement se transforme en Non man’s land », faisant mine de découvrir tout à coup que les irlandais ne sont pas si ouiouistes que ne le prétendent les instituts de sondage. C’est en accompagnant des militants du Non dans un quartier résidentiel du centre de l’Irlande que la journaliste s’est rendue compte de ce que pensent « les hommes et les femmes qui sont les plus vulnérables au chômage et aux coupes dans les services sociaux ». D’après son rapport, une large partie d’entre eux sont en colère contre leur gouvernement et ses politiques économiques désastreuses ; ils voteront non. La majorité rencontrée est encore indécise, mais beaucoup penchent vers le Non, même parmi ceux qui avaient voté Oui en juin 2008. La journaliste cite le cas d’un homme particulièrement choqué en apprenant que comme les irlandais, français et hollandais avaient déjà voté Non…en 2005.
L’Irish Times du jour donne aussi la parole à 8 dublinois et révèle la défiance populaire vis-à-vis du gouvernement ainsi que de la bureaucratie européenne. La popularité du Premier ministre irlandais, Brian Cowen, nommé avant le premier référendum de juin 2008 pour tenter de calmer la colère des irlandais, est à 11% !

Selon un sondage évidemment controversé de l’organisation Gael Poll, qui avait été la seule à prévoir avec exactitude le résultat de juin 2008, 51% des 1500 irlandais interrogés voteraient Non, 35% Oui et 14% sont indécis (soit 59-41 en faveur du Non si l’on enlève les indécis).

Dans ce contexte, la CAEUC (Campagne contre la Constitution européenne), qui regroupe les partis, syndicats et associations opposés au traité de Lisbonne, a lancé l’offensive contre la Commission européenne qu’elle accuse à juste titre d’être co-responsable de l’effondrement économique de l’Irlande. Dans un communiqué reprenant les propos tenus par son porte-parole Brendan Young, la CAEUC s’en prend aux nouvelles coupes budgétaires prévues par le gouvernement, et nécessaires aux yeux de l’UE. « Plutôt que de revenir sur les politiques qui ont mené à la crise financière, Cowen et Barroso veulent les renforcer en faisant ratifier le traité de Lisbonne. Voter Oui accroîtra la pression en faveur des coupes : l’article 136 confère à l’UE encore plus de pouvoir pour réduire les dépenses publiques. Dans le même temps, le gouvernement va emprunter 54 milliards d’euros à la Banque centrale européenne pour débarrasser les banques de leur mauvaise dette. Les contribuables vont casquer via la NAMA [Agence nationale de gestion des actifs - ndlr], qui a reçu l’aval de l’UE. Les termes de la BCE pour l’utilisation de ces prêts par les banques stipulent qu’ils ne doivent pas être « détournés de la maximisation du profit vers d’autres buts », comme le plein emploi, les services publics ou l’environnement. Il est temps d’en finir avec les politiques néo-libérales de Cowen et Barroso, qui ont mené au crash et que Lisbonne renforcerait. »


SIGNEZ L’APPEL "NO MEANS NO !"



A lire :



[*Début septembre, lorsque les sondages ont montré une progression du Non, les associations de lobbying implantées à Bruxelles ont levé en urgence 500 000 euros auprès de leurs membres, au nom « des intérêts de leur entreprise », pour financer la campagne du Oui. Ryan Air a également « investi » 500 000 euros pour le Oui, tout en assurant un voyage gratuit au Commissaire européen aux Transports pour venir faire campagne en Irlande. Le géant américain de l’audit financier PricewaterhouseCooper a envoyé à ses 2000 employés irlandais un email leur demandant de voter Oui, « dans l’intérêt de leur entreprise ». Quant à la Commission européenne, elle s’est aussi illustrée en finançant un supplément de 16 pages distribué hier avec les journaux du dimanche, ce qui va à l’encontre de son mandat puisqu’elle n’est censée s’occuper que des traités en vigueur.

Voir les 3 commentaires

  • mimiche • 30/09/2009 - 21:35

    Si l’on veut casser un rocher, il n’y a pas besoin de taper comme un sourd dessus. il faut repérer l’endroit qui permet de le briser à moindre frais, en procédant par approximations, empiriquement. Notre monde (ce gros rocher) subit les puissantes forces délétères qui visent à l’amener dans un état chaotique (à le briser comme ce qu’il est).
    Ces forces sont mises en œuvre par de fins psychologues qui savent très bien ce qu’ils veulent (réorganiser le monde selon leur intérêt privé après une brève période de chaos, tous les révolutionnaires savent cela : la preuve, c’est que lorsque leur révolution a réussi, on ne peut plus rien changer sous peine de « trahison »).
    Ils connaissent les points d’inflexion, les champs de force de notre société, ils savent qu’une modification suivie d’une autre n’apportera pas de changement global, jusqu’à ce qu’une enième modification, apparemment isolée et sans signification, bouleverse ce système d’une façon semble-t-il acausale.
    Je gage ma selle et mes bottes contre un titre subprime pourri que le vote irlandais du 2 octobre est un événement-clé, qu’il demeurera historiquement un événement-clé enseigné à nos petits enfants, événement-clé disais-je, dans l’histoire du Nouvel Ordre Mondial que nous combattons.

    Les irlandais doivent dire NON !

    Il est possible qu’ils le pressentent...

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  • parousnik • 28/09/2009 - 23:51

    Irlandais sauvez l’Europe dites non au clone de la Constitution Féoadale Européenne Dites NON au Traité féodale de Lisbonne... Les peuples de France et de la Hollande ont dit Non. En France ils ont violé la Constitution Nationale pour oter ce pouvoir référendaire au peuple français et effacer le Non majoritaire a 56% C’est dire leurs intentions... réelles...

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  • Kzimir • 28/09/2009 - 19:14

    Monsieur Cheminade j’ai le sentiment d’être un peu hors sujet, toutefois en cherchant dans les archives de Solidarité et Progrès je n’ai rien trouvé sur Salazar et ses lien avec l’empire Britanique, merci de voir ce que vous pouvez faire à ce sujet.
    Et merci pour cet article très pertinent comme toujours et cette fois sur l’Irlande.

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