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Vers une explosion financière au Brésil ?

La rédaction
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Cette semaine, la prime de risque du Brésil a grimpé de 1,69 % en un jour, atteignant 4,22 %. Il semble qu’on s’achemine vers une liquidation des obligations brésiliennes car à la mi-juillet, JP Morgan Chase, ABM-Amro et Merrill Lynch avaient recommandé à leurs clients d’en réduire leurs portefeuilles. L’augmentation du « risque pays » - soit la rémunération que les gouvernements et entreprises doivent offrir pour leurs obligations, calculée par rapport aux taux d’intérêt des bons du Trésor américain - devrait grever encore plus l’énorme dette brésilienne.

Le Brésil est le plus grand débiteur des « marchés émergents » : en avril, sa dette extérieure publique officielle a atteint les 379 milliards de dollars, sans parler de la dette des entreprises privées. Au premier semestre, la dette publique intérieure a augmenté de 11,74 %. Deux tiers de ce montant sont dus à la forte hausse du taux d’intérêt Selic, actuellement à 19,75 %. Le 26 juillet, le gouvernement brésilien n’a pu adjuger que 2,25 milliards de reals de dettes, soit 6 milliards de moins que la semaine précédente, et seulement après avoir haussé le taux de rémunération. Avec cette augmentation de la prime de risque, le Brésil a dû retirer la majeure partie de son offre.

Cette crise financière est aggravée par le scandale de corruption impliquant le Parti des travailleurs (PT) du président Lula Da Silva, qui avait été élu en 2002 à une écrasante majorité. Lula n’a pas concrétisé ses promesses électorales de créer 10 millions d’emplois et de subordonner les intérêts financiers à la relance des secteurs industriel et agricole brésiliens. Il n’est cependant pas à exclure qu’il suive l’exemple du président argentin Kirchner, qui a déclaré un moratoire sur la dette extérieure et sa réorganisation radicale. Bien que l’orchestration du « scandale de corruption du PT » et de la ruée hors du real aient pour objectif d’empêcher Lula d’en faire autant, rien n’est encore décidé.

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