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Vers une implosion du système bancaire allemand ?

La rédaction
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Paris, le 2 février. (Nouvelle Solidarité) La crise des sub-primes était seulement le petit bout de l’iceberg et maintenant c’est toute la titrisation - les obligations adossées à des crédits hypothécaires à risque ou à d’autres flots de liquidités (cartes de crédit, dettes commerciales, etc.) - qui pourrait exploser, selon un article signé Emmanuel Garessus paru dans Le Temps, le journal de référence de la Suisse francophone du 30 janvier dernier. Garessus se demande d’ailleurs quel sera l’impact global sur les banques de l’élimination de toute cette titrisation car elle leur avait permis de tripler leurs profits en pourcentage du PIB, par rapport à la période qui va de 1947 à 1996.

L’explosion de la titrisation produira une nouvelle vague de victimes, indique Garessus. A commencer par la Société Générale dont le « cauchemar » ne serait pas fini, car la banque aurait encore dans son portefeuille le double de ce que le trader fou lui aurait fait perdre : 4.9 milliards de CDO et 4.3 milliards d’obligations liés aux rehausseurs de crédit ! Un bon candidat pour la prochaine onde de choc, est aussi l’Allemagne, souligne Garessus. La Commerzbank détiendrait 12 milliards de dérivés de crédit et les Landesbanken (genres de caisses d’épargne) ont aussi de graves problèmes. LBBW et WestLB ont déjà posté leurs pertes, mais désormais c’est à HSH Nordbank, Bayern LB et NordLB d’annoncer des pertes considérables. La Postbank, qui appartient à la poste allemande, aurait encore 6,3 milliards d’euros en dérivés de crédit (2.6 milliards dans de CDO états-uniennes) dont elle n’a déprécié jusqu’ici que 1 %. Son président aurait évoqué la vente possible de 50.1 %, mais, souligne Garessus, qui voudrait acheter une banque avec l’épée de Damoclès de 6.3 milliards d’euros sur sa tête ? Enfin, il y a le cas d’Hypo Real Estate de Munich, l’un des grands dans le secteur de crédit à l’immobilier commercial qui, ayant une exposition de 1.5 milliards aux CDOs, vient de déprécier 390 millions. Les banques allemandes sont aussi fortement engagées dans le marché de la dette publique américaine, assurée par les réhausseurs du crédit.

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