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Vers une nouvelle politique américaine dans les Balkans ?

La rédaction
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Non seulement le gouvernement Bush s’apprête à réduire la présence militaire américaine dans les Balkans, mais il semblerait aussi, même si le département d’Etat le dément, qu’il veuille « redessiner la carte » de l’Europe du sud-est. Cette notion, traditionnellement défendue par Henry Kissinger et l’ancien médiateur britannique dans les Balkans, lord Owen, a été présentée le 26 février lors d’un séminaire du US Army War College, à New York, par des spécialistes du Pentagone. Selon un rapport de l’Institute for War & Peace, les officiers et analystes présents au séminaire étaient presque tous « d’accord pour que les frontières actuelles des Etats dans les Balkans soient redessinées de façon à créer des « Etats mono-ethniques, plus petits et plus stables" ».

Parmi les participants, il y avait le général Keith W. Dayton, adjoint pour les affaires des Balkans au chef d’état-major, le général Hugh Shelton, le colonel Greg Kaufman, chef de la Commission sur les Balkans du ministre de la Défense, et Steven Berg, ancien membre de la Commission sur les Balkans de la CIA. Ils ont insisté sur les points suivants :

  1. Les Etats-Unis veulent se désengager de la Bosnie-Herzégovine le plus tôt possible ;
  2. L’accord de Dayton n’a pas permis de créer une nation multi-ethnique démocratique en Bosnie-Herzégovine ;
  3. Toutes les tentatives de créer une armée multi-ethnique dans ce pays, comme pilier de la société multi-ethnique, ont échoué ;
  4. Les Etats-Unis envisageront la création de frontières « dures » suivant des lignes ethniques, afin de faciliter le retrait des forces américaines.

Quelques jours plus tard, lord Owen, ancien ministre britannique des Affaires étrangères, a déclaré qu’il fallait, aujourd’hui, « une solution à l’échelle des Balkans qui passerait par l’équivalent actuel du Congrès de Berlin de 1878 », au cours duquel les « changements de frontières établis au préalable seraient soutenus par les grandes puissances ».

A ce propos, l’« administrateur de l’ONU » en Bosnie, Wolfgang Petritsch, écrivait dans le New York Times du 25 mars qu’une « telle solution serait un désastre pour la région et pour le monde ». Quant au président bulgare, Petar Stoyanov, il a noté que toute tentative de redécouper les Balkans suivant des critères ethniques menacerait « les fondements mêmes de la civilisation européenne ».

Cependant, sur le terrain en Bosnie, la nouvelle politique américaine a déjà des répercussions. Pendant la dernière semaine de mars, 8000 soldats d’origine croate ont « quitté » les forces de défense de la Fédération croato-musulmane, déclarant leur allégeance à l’« administration autonome croate », une entité autonomiste fondée par des nationalistes croates. Par la suite, les casernes vides ont été investies par d’« anciens combattants » de l’armée croate qui réclament une autonomie pleine et entière pour la population d’origine croate. En même temps, vingt responsables croates de la police ont déclaré que les 900 officiers croates servaient désormais l’« auto-administration » croate et non plus la Fédération croato-musulmane.

Dans une lettre ouverte à Petritisch, le président de l’association des Croato-Américains, Frank Brozovich, rejette la position du représentant de l’ONU qui a dénoncé les menées des Croates de Bosnie, précisant que « nous allons soutenir politiquement la position du Pentagone et nous opposer activement à la vôtre ».

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