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Vers une pénurie
alimentaire aux Etats-Unis ?

La rédaction
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Le dernier rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA) laisse prévoir un écart important entre l’offre globale et la demande de blé : 550,02 millions de tonnes ont été récoltées dans le monde au cours de la saison 2003-2004, mais pour faire face aux besoins de consommation, il en faudra 588,41 millions. Par conséquent, les réserves devront être réduites à 126,43 millions, soit une chute de 25% par rapport à leur niveau de 2002 (167,14 millions) ! Ces 167 millions de réserve en 2002 étaient déjà en chute par rapport à 2001 et 2000, où elles étaient approximativement de 200 millions de tonnes. En trois ans, c’est donc une chute de 75 millions de tonnes, (presque 40%), ce qui correspond à plus de la production totale annuelle des Etats-Unis. Le rapport entre les réserves et la consommation de blé n’a jamais été aussi faible depuis 1954.

Pour la saison 2004-2005, l’USDA prévoit une récolte de 593,43 millions de tonnes, mais encore faut-il tenir compte de la hausse des prix du pétrole, qui entraînera une hausse des prix du carburant et des engrais. Pour la même période, la consommation devrait se situer à 595,75 millions de tonnes. D’autre part, le blé est de plus en plus utilisé pour nourrir le bétail à la place du maïs : on estime le niveau pour 2004-2005 à 104,50 millions de tonnes au lieu des 99,93 millions en 2003-2004. Par conséquent, même avec une meilleure récolte que l’année dernière, la situation globale ne changera pas beaucoup.

Le rapport de l’USDA prévoit un écart similaire entre la production et la consommation de riz et de MAïS. Même si la récolte de riz pour la saison 2004-2005, avec 399,82 millions de tonnes, promet d’être supérieure à celle de la saison précédente (388,30 millions), les besoins de la consommation devraient aussi s’accroître, passant de 412,93 millions à 417,33 millions de tonnes. Les réserves de riz devraient passer de 82,42 millions (juillet 2004) à 66,92 millions de tonnes à la fin de la saison, soit une chute d’un tiers par rapport aux 104 millions en réserve au début de la saison 2003-2004.

Concernant la production de céréales fourragères, l’USDA prévoit une récolte de 913,48 millions de tonnes en 2004-2005, soit plus que les 898,84 millions de tonnes récoltées cette saison, mais la consommation va aussi augmenter, passant de 940,49 millions à 950,1 millions de tonnes. Là aussi, on devra puiser dans les réserves : on prévoit une baisse d’un tiers entre le niveau enregistré au début de la présente saison (165,41 millions de tonnes) et celui de l’année prochaine (105,39 millions). Pour le moment, les réserves se situent à 126,66 millions de tonnes, soit déjà une baisse de 25% par rapport à leur niveau précédent. Pour le maïs, composante essentielle du fourrage, l’USDA prévoit une récolte de 643,83 millions de tonnes, soit une hausse par rapport aux 615,92 millions de tonnes de la saison actuelle, mais la consommation devrait aussi augmenter, passant de 648,96 millions à 664,19 millions de tonnes. Les réserves passeront donc de 89,22 millions (juillet 2004) à 68,86 millions à la fin de la saison. Au début de la saison 2003-2004, les réserves se situaient à 122,24 millions de tonnes, ce qui signifie une chute prévisionnelle de près de 50%.

Comme les prix de vente des producteurs restent très bas, les revenus des agriculteurs américains ne leur permettent pas de couvrir les coûts, d’autant que la hausse spéculative des prix du pétrole va se répercuter sur ceux du carburant, des engrais, des semences et de l’électricité. Il y a un manque d’investissements dans l’agriculture, même en ce qui concerne le maintien de l’équipement actuel.

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