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Version minimaliste du plan Tremonti

La rédaction
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Le 11 novembre, la Commission européenne a publié le Rapport final du Conseil européen sur la mise en œuvre prochaine du plan Tremonti, contenant une liste de projets transfrontaliers portant sur l’infrastructure, l’énergie et la recherche scientifique, susceptibles de débuter rapidement, dès 2004.

Bien que les projets en question soient tous utiles, le rapport reflète la démarche typiquement minimaliste de la Commission, qui prévoit un investissement annuel de 10 milliards d’euros de fonds publics et privés combinés pour les six prochaines années. Cette somme comprend des fonds provenant du budget de l’UE, de la Banque européenne d’investissements (BEI) et du capital privé levé par la BEI. Mais ils ne sont destinés qu’à financer les sections transfrontalières des 29 projets du Réseau transeuropéen (RTE) adopté par l’UE à partir du rapport Van Miert, tandis que les Etats membres sont supposés financer les sections traversant leurs territoires nationaux. Trois réflexions peuvent être tirées de cette démarche :

  1. Nous sommes loin de l’investissement annuel de 50 à 70 milliards d’euros proposés dans l’« Initiative européenne de croissance » (plan Tremonti), somme considérée par ses auteurs comme pouvant générer 1 à 1,5% d’augmentation du PIB en Europe.
  2. Pour que les pays de l’UE financent le gros des projets RTE, comme proposé par la Commission, il faut officiellement annuler le Pacte de stabilité et mettre en œuvre une politique de banque nationale.
  3. En réalité, les économies de l’UE ont besoin d’un volume d’investissements équivalent à plusieurs fois celui indiqué dans le plan Tremonti. Dans une déclaration faite le 15 novembre, Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller international, a appelé à un programme de développement infrastructurel de quelque 1000 milliards d’euros d’investissements, devant être fournis dans le contexte d’accords de coopération entre les pays de l’UE (450 millions d’habitants), la Chine (1,3 milliard), l’Inde (1,2 milliard), la Russie (150 millions) et d’autres économies eurasiatiques, pour le développement du « Pont terrestre eurasiatique . »

Parmi les projets énumérés, on compte :

  • Le tunnel du Brenner entre l’Autriche et l’Italie et le tunnel du Mont Cenis (54 km) entre l’Italie et la France.
  • La section Liège-Cologne du TGV Paris-Bruxelles-Cologne-Amsterdam-Londres.
  • Les sections Figueras-Perpignan et Lisbonne/Porto-Madrid du TGV d’Europe du sud-ouest.
  • La section Strasbourg-Appenweier (un nouveau pont au-dessus du Rhin) du TGV-Est.
  • Les tunnels ferroviaires entre Malmö et Stockholm et les sections ferroviaires améliorées du triangle nordique entre Kerava, Vainikkala (Finlande) et la Russie.
  • Les sections améliorées Munich-Salzbourg et Vienne-Bratislava de la ligne ferroviaire Paris-Strasbourg-Stuttgart-Vienne-Bratislava.
  • Les nouvelles sections Dijon-Mulhouse-Mülheim et Bâle-Karlsruhe de la ligne ferroviaire Lyon/Genève-Bâle-Ruisburg-Rotterdam/Anvers.
  • La section améliorée Budapest-Sopron-Vienne de la ligne ferroviaire Athènes-Sofia-Budapest-Vienne-Prague-Nuremberg/Dresde.
  • Le système GPS Galileo.
  • Le gazoduc Nord reliant les principaux gisements de gaz européens, depuis la Grande-Bretagne jusqu’à la Russie à travers l’Europe du nord.
  • Les gazoducs Algérie-Espagne-France et Algérie-Lybie-Italie.
  • Les « autoroutes de la mer », dans les mers Baltique, d’Europe de l’Ouest, Tyrrhénienne, Adriatique et Ionienne.
  • Le renforcement des réseaux électriques et l’accroissement de la capacité d’interconnexion.
  • La promotion des réseaux de télécommunication à bandes larges, de la production d’hydrogène, de la future génération de lasers et autres projets R&D.
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