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Victoire de Webb en Virginie, un changement de phase dans le Parti démocrate

La rédaction
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Le 13 juin, dans la primaire démocrate au poste de sénateur de Virginie, l’ancien secrétaire à la Marine de Ronald Reagan, James Webb, a remporté une victoire décisive (53 % contre 47 %), et ce, malgré la ferme opposition des dirigeants démocrates de l’Etat, qui lui préféraient un lobbyste du secteur de la technologie de l’information, Harris Miller. Par contre, Webb était soutenu par des dirigeants démocrates nationaux, dont les sénateurs John Kerry, Charles Schumer et Harry Reid, qui faisaient valoir que sa candidature était susceptible de rallier au parti les « républicains reaganiens » (hostiles aux néo-conservateurs et aux fondamentalistes), pour infliger une défaite au candidat républicain sortant George Allen, en novembre. La majorité des électeurs de Virginie les ont suivis.

La campagne de Webb portait principalement sur son opposition à la guerre d’Irak et au démantèlement de l’industrie américaine par le biais des délocalisations (ce que Miller soutient en pratique, sinon en théorie).

L’ancien secrétaire à la Marine, plusieurs fois décoré pendant la guerre du Vietnam, avait commencé à faire campagne contre l’invasion de l’Irak plus d’un an avant le lancement de la guerre. Encore membre du Parti républicain à l’époque, il rejoignit alors d’autres anciens chefs militaires pour dénoncer la folie d’une guerre « préventive ». En septembre 2002, par exemple, il rédigea une tribune libre dans le Washington Post, intitulée « Nous préparant de gros ennuis, voulons-nous vraiment occuper l’Irak pendant les trente prochaines années ? ». Nous le citons :

« Les meilleurs chefs militaires américains savent qu’ils doivent répondre devant l’histoire de la manière, non seulement dont ils mènent les guerres, mais aussi les évitent. La plus grande victoire militaire de notre époque - impliquant une Union soviétique expansionniste et isolée, tout en empêchant un holocauste nucléaire - fut remportée non par invasion, mais par des décennies de manœuvres intenses et d’opérations continuelles. Pour ce qui est de l’Irak, ils sont conscients de deux réalités qui semblent s’être égarées dans le débat autour de Saddam Hussein lui-même. Premièrement, les guerres ont souvent des conséquences imprévues, (...), deuxièmement, une occupation à long terme nécessiterait indubitablement un ajustement des forces ailleurs et pourrait diminuer l’influence américaine dans d’autres parties du monde. (...)

« On discute peu d’une occupation de l’Irak, pourtant elle constitue l’élément décisif du débat. Il s’agit de savoir non seulement s’il faut mettre fin au régime de Saddam Hussein, mais si nous, en tant que nation, sommes prêts à occuper physiquement le terrain au Moyen-Orient pendant les trente ou cinquante prochaines années. Ceux qui poussent à une guerre unilatérale en Irak savent très bien qu’il n’y a pas de stratégie de sortie si nous envahissons et restons sur place. (...) Les néo-conservateurs s’attendent à ce que les Etats-Unis non seulement changent le régime irakien, mais s’y maintiennent comme force d’occupation pour tenter de reconstruire la société irakienne elle-même. (...)

« Ces préoccupations (...) sont la raison pour laquelle de nombreuses personnes ayant une longue expérience en matière de sécurité nationale américaine, ne sont pas convaincues par les arguments en faveur d’une invasion unilatérale de l’Irak. Une guerre unilatérale destinée à aboutir à un changement de régime et à une occupation à long terme ne doit être entreprise que si l’existence de la nation est clairement en jeu. Il est vrai que Saddam Hussein pourrait essayer d’aider des organisations terroristes internationales désireuses d’attaquer l’Amérique. Il est vrai aussi que si nous envahissons et occupons l’Irak sans un large soutien international, d’autres forces dans le monde musulman pourraient être encouragées à intensifier le même type d’efforts. Or il est indispensable que nos dirigeants nationaux prennent en compte l’impact de l’action proposée sur notre capacité à long terme de dissuader des agressions ailleurs. »

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