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Victoire pour le Liban et pour la paix

La rédaction
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21 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — L’accord sur le Liban, annoncé ce mercredi par Cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, Premier ministre du Qatar, correspond « exactement à ce que nous avions demandé » a déclaré un proche de l’opposition libanaise à Nouvelle Solidarité. En effet, lors des négociations qui ont démarré samedi dernier à Doha, Qatar, sous l’égide d’une délégation de la Ligue arabe, la majorité et l’opposition libanaise se sont mis d’accord pour que le Général Sleimane, candidat du consensus à l’élection présidentielle, soit élu président de la République dans les délais les plus brefs. On parle même de 24 heures.

Comme l’avait exigé l’opposition depuis des mois, cette élection a été assortie de deux conditions : 1) la création d’un gouvernement d’union nationale où l’opposition aura une minorité de blocage, et 2) l’adoption d’une nouvelle loi électorale permettant d’élire une nouvelle assemblée. Concernant le premier point, l’accord prévoit la nomination de 30 ministres, dont 16 de la majorité, 11 de l’opposition et 3 nommés par le Général Sleimane lui-même. Pour ce qui est du deuxième point, il a été décidé d’appliquer la loi électorale de 1960. Les différentes factions se sont aussi engagées à ne pas utiliser leurs armes dans la lutte politique et à respecter la souveraineté du Liban. Dans ce contexte, où l’opposition a eu gain de cause sur l’essentiel,Nabih Berry, le président de l’Assemblée nationale, proche de l’opposition, a annoncé que celle-ci avait décidé de lever le sit-in organisé par l’opposition depuis novembre 2006 au cœur de Beyrouth. L’opposition avait organisé ce sit-in pour exiger une représentation légitime au sein du gouvernement.

De source proche de l’opposition, on considère qu’avec cet accord « la page de la guerre israélienne de 1967 est tournée pour le Liban. Car depuis cette guerre, c’était le rapport de forces international avec ses conséquences régionales qui avait toujours définit les événements dans le pays. Aujourd’hui, pour la première fois depuis cette époque, ce sont des forces libanaises qui ont réussi à changer la donne dans leur propre pays ».

Très important aussi est le fait que les Etats-Unis ont décidé de laisser faire, signe que la bataille entre traditionalistes et faucons au sein même de l’administration américaine a repris de plus belle, à l’avantage, apparemment, des traditionalistes. Pour l’instant, en tout cas, car le bruit de bottes à l’égard de l’Iran résonne encore fortement. Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, s’est même permis d’évoquer la nécessaire dédiabolisation des mollahs iraniens. La grande perdante dans cette affaire est la France qui paie son alliance avec Bush et Cheney, et avec la faction impériale transatlantique. Avec la ligne dure adoptée par le gouvernement Sarkozy, sous la houlette de Jean David Levitte, contre la Syrie, contre l’Iran, et en faveur du gouvernement Siniora au Liban, la France s’est tirée une belle balle dans le pied. Selon le Canard Enchaîné de cette semaine, notre pays, l’ami éternel du Liban, été totalement absent des événements qui ont secoué le Liban ces dernières semaines, au point de devoir aller pêcher ses informations auprès des journalistes « branchés » au Liban et en France !

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