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Voici venue la fin de Maastricht

La rédaction
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Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, le 18 octobre, le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a fait la déclaration suivante : « Le pacte de stabilité est imparfait, c’est vrai, parce qu’il faut avoir un outil plus intelligent, et plus de flexibilité (...). Je sais bien que le pacte de stabilité est un instrument stupide, comme toutes les décisions qui sont rigides. »

Les propos de Prodi ont créé des remous dans les cercles favorables à Maastricht en Europe, notamment parce que, à l’issue de leur réunion à Paris le 14 octobre, le président Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder avaient appelé à une « interprétation plus flexible » des critères du Pacte de stabilité. Prodi a personnellement répondu à la levée de boucliers qu’il avait provoquée en déclarant qu’il ne regrettait pas un seul mot de son interview, précisant qu’il discuterait de sa position avec le Parlement européen lors d’une audition, le 21 octobre.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a soutenu Prodi, en déclarant le 19 octobre qu’« en période de problèmes conjoncturels, nous avons besoin de pratiquer un déficit public plus élevé que celui autorisé dans le cadre des règles du Pacte de stabilité. (...) Nous devons discuter d’un changement des règles. »

Ces développements corroborent complètement la prévision faite par Lyndon LaRouche peu après le sommet de Maastricht, les 9 et 10 décembre 1991, lorsque les « critères de Maastricht » d’austérité fiscale furent arrêtés. (Le « Pacte de stabilité » d’Amsterdam de 1997 resserra encore les « critères de Maastricht » pour garantir un meilleur « équilibre budgétaire ».) A partir de 1992, LaRouche a régulièrement rappelé que l’approche technocrate des banques centrales, combinée à l’austérité fiscale, étoufferait inévitablement le développement de l’économie réelle en Europe et, par conséquent, que le schéma de Maastricht était condamné. Depuis lors, LaRouche a constamment exhorté la France et l’Allemagne à mettre sur pied des structures de banque nationale - comme la Kreditanstalt für Wiederaufbau (l’institution de crédit à la reconstruction) en Allemagne -, ceci dans le cadre des principes du Système monétaire européen (SME) qui, même s’ils sont imparfaits, ont prouvé leur efficacité. Cela permettrait une stratégie de reprise industrielle et de grands chantiers créateurs d’emplois en Europe.

Dans sa première réaction sur les discussions franco-allemandes et l’interview de Prodi dans Le Monde, LaRouche a déclaré le 18 octobre que le Pacte de stabilité semble bel et bien mort. Il serait dès lors possible pour des pays européens comme la France, l’Allemagne ou l’Italie de prendre des mesures bancaires d’émission de crédits liés à des projets, à des taux d’intérêt de 1 à 2% sur vingt-cinq à cinquante ans, pour financer le développement de l’infrastructure de base et multiplier les accords à l’exportation à long terme. L’un des aspects de cela consisterait à réorganiser la dette à long terme entre l’Allemagne et la Russie, précondition nécessaire à une vaste expansion du commerce continental entre l’Ouest et l’Est. LaRouche a aussi insisté sur la résolution adoptée récemment à la Chambre des députés italienne pour un retour à une « nouvelle architecture financière, au service de l’économie réelle ».

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