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Voteront-ils les pleins pouvoirs au maréchal Euro ?

La rédaction
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4 mai 2010 (Nouvelle Solidarité) – Hier, l’Assemblée nationale a adopté la contribution française au plan « d’aide internationale destiné à permettre à la Grèce d’éviter la banqueroute et de lutter contre la spéculation financière », comme l’écrit Le Figaro. Belle tartufferie !

Si la droite a voté sans états d’âme ce que Christine Lagarde décrit comme une opération qui « devrait rapporter de l’argent au budget de la France », certains socialistes ont fourni une brouette d’explications hypocrites.

Dans une étrange interprétation de la théorie de la relativité générale, le porte parole du PS Benoît Hamon précise que « le PS vote l’aide mais pas le plan d’austérité ». François Hollande ajoute : « Je ne soutiens pas le gouvernement, je soutiens la Grèce », alors que plus personne n’ignore qu’il s’agit de sauver les banques internationales (surtout françaises, allemandes et anglaises) qui détiennent les obligations de l’Etat grec. C’est elles qui sont en faillite, et c’est elles qu’on sauve (pour combien de temps ?) en « sauvant » la Grèce.

Interrogé par Le Figaro sur le fait que la France emprunte à 3% et prête à la Grèce à 5%, Jérôme Cahuzac (PS), qui préside la commission des finances à l’Assemblée nationale, estime dans un pur esprit sarkozyste (win-win) que « de même que l’on ne peut pas accepter que les prêteurs fassent une bonne affaire sur le dos de la Grèce, on ne peut pas accepter que les contribuables des pays se portant à son secours en fassent une mauvaise ». Pourquoi ce plan d’aide ? « D’abord parce qu’il s’agit de défendre la zone euro et notre monnaie commune. Ensuite parce que défendre la Grèce, c’est défendre un pays ami auquel nous lient des traités et qu’il s’agit donc d’un devoir d’Etat. Enfin parce que cela va mettre fin à la spéculation qui n’a que trop duré » (sic). Enfin, Cahuzac affirme qu’il faut surtout « rendre hommage à Dominique Strauss-Kahn », car c’est lui qui « a su convaincre la chancelière allemande ».

Notons quand même qu’une partie de la gauche ne supporte plus une telle hypocrisie. Interviewé sur BFM, le sénateur de l’Essonne du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon se disait « inquiet » de « l’extraordinaire cruauté » du plan d’aide qui risque de conduire la Grèce à « l’implosion politique et économique ».

Lors du vote à l’Assemblée, le Parti communiste a refusé d’adopter un plan « abusivement qualifié de plan d’aide », mais dont « l’unique objectif est de renflouer les marchés financiers et les banques qui ont enfoncé ce pays dans la crise en spéculant sur la dette publique ». « Il faut savoir que la France va prêter à un taux de plus de 4%, c’est presque un taux usuraire », a déploré pour sa part Marie-George Buffet dimanche sur Canal+.

Le quotidien l’Humanité, dans une pétition en ligne précise que « le peuple grec n’est pas responsable de la faillite de son Etat. C’est pourtant lui que les marchés financiers et les institutions internationales veulent saigner à blanc. La Banque centrale européenne a accordé des prêts gigantesques à seulement 1% d’intérêt aux banques qui, à leur tour, les ont prêtés à des taux de 4 à 8%. La Grèce doit elle aussi bénéficier de taux n’excédant pas 1%, sans autres conditions que le maintien des droits sociaux, de l’emploi et des services publics. Tous les peuples d’Europe sont menacés de plans d’austérité de même nature ».

A droite, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, s’oppose au plan d’aide : « La France ne doit pas payer pour aider la Grèce… à mourir ! » affirme le député de l’Essonne, favorable à la sortie de la Grèce de l’euro et à « la création d’une monnaie commune européenne où les monnaies nationales restaurées pourront enfin s’ajuster les unes par rapport aux autres ».

Si les meilleurs critiques mettent le doigt sur la partie visible de l’iceberg, peu soupçonnent l’ampleur du problème et resteront prisonniers de leurs idéologies monétaristes.

C’est le moment d’étudier l’alternative axiomatique esquissée depuis trente ans par Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre.


Dossier : Notre plan anti-crise, un "Glass-Steagall global"


Voir les 3 commentaires

  • MORO • 04/05/2010 - 19:41

    L’Angleterre prête t-elle à la Grèce ?...

    Si oui ; combien ?

    Si tel ne serait le cas...je souhaiterai savoir pourquoi.

    • Karel Vereycken • 05/05/2010 - 13:10

      Officiellement, l’exposition des banques britanniques à la dette espagnole, portugaise et grecque s’élève à 100 milliards de livres. Cependant, c’est la Banque Santander, qui elle bénéficie des largesses de la BCE, qui a sauvé "les meubles" de la Reine d’Angleterre en sauvant un ensemble de banques de la couronne au bord du gouffre. En bref, si l’Espagne tombe, l’Angleterre suivra.

      Source :
      http://www.guardian.co.uk/business/2010/apr/28/debt-turmoil-bank-crisis-fears

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  • Hugues Desesquelles • 04/05/2010 - 20:51

    Je me permets de vous signaler qu’à droite, outre N. Dupont Aignan, le FN est également opposé au plan de ’sauvetage’ de la Grèce (voir leur site web pour plus de détails). Venant d’un mouvement comme le vôtre, qui se plaint à bon droit de l’ostracisme dont il est l’objet, ce genre d’ommission me semble surprenant et regrettable. Le FN n’est peut-être pas représenté au Parlement, mais il n’en incarne pas moins environ 15% de l’électorat et tient, sur ces questions, des propos étonnamment similaires aux vôtres.

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