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Wall Street : le renflouement le plus spectaculaire de l’histoire

La rédaction
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Paris, le 24 juillet (Nouvelle Solidarité)—La Chambre des représentants a approuvé la « loi sur le logement » proposée par le président de la commission des Services financiers, Barney Frank, dans sa version amendée par l’ajout de l’ensemble des mesures extraordinaires souhaitées par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson. Pour la faire passer, Frank devait inclure une clause élevant le plafond de la dette fédérale américaine de 800 milliards de dollars supplémentaires, pour le porter à 10600 milliards de dollars. Comme l’a fait remarquer le représentant Ron Paul, cette clause a été « enterrée » dans une loi de plus de 600 pages.

149 républicains ont voté contre le texte de loi, allant ainsi à l’encontre d’un Paulson désespéré et du président George W. Bush, qui soutenait énergiquement son projet, et trois démocrates le rejetèrent également, enfreignant les ordres de Nancy Pelosi.

La loi, qui devrait bientôt être soumise au Sénat, accorde une ligne de crédit illimitée à Fannie Mae et Freddie Mac, de la part de la Réserve fédérale et du Trésor. Ces deux institutions hypothécaires ont émis près de 2000 milliards de dollars dans des titres adossés à des hypothèques (MBS), détenus par des banques, des firmes boursières et des hedge funds, mais aussi par des gouvernements étrangers. Ces banques et ces fonds, ainsi que leurs titres, seront les heureux bénéficiaires de la partie « illimitée » du renflouage — et non les deux entreprises sponsorisées par le gouvernement, qui sont effectivement les seuls émetteurs de MBS encore debout (momentanément), malgré l’effondrement financier massif et la débâcle hypothécaire.

Dans une autre section de la loi, 300 milliards de dollars de garanties sont offertes par l’Administration fédérale du logement (FHA) à toute firme financière qui annule d’anciennes hypothèques et en vend de nouvelles à des propriétaires endettés ou désespérés, pour 85 à 90% de la valeur marchande de leur maison. Ce renflouage, conçu par le Credit Suisse pour Barney Frank, vise à fixer un plancher aux pertes des banques et d’autres prêteurs hypothécaires, à 85% de l’effondrement du prix du logement ; au-delà de ce seuil, la FHA « nationalise » toutes les pertes plus importantes. (En moyenne, les prix immobiliers en avril étaient déjà de18% inférieurs à ceux de l’automne 2006.)

Malgré la mise à disposition de ces 300 milliards + fonds illimités, le Bureau du budget au Congrès estima, dans un ahurissant déni de réalité, que cette rescousse ne coûterait potentiellement aux contribuables que 25 milliards de dollars. Conscients que c’est parfaitement illusoire, une semaine avant le vote, les membres du Congrès avaient protesté contre la clause « illimitée » de Paulson, pour finir par l’accepter lâchement afin d’éviter une panique bancaire.

Le lendemain, Barney Frank se sentit obligé de se justifier en attaquant le HBPA (Loi de protection des propriétaires et des banques) de LaRouche (sans toutefois le nommer explicitement), qui permettrait de geler toutes les saisies immobilières, le temps de nettoyer le secteur hypothécaire. Frank admit qu’« une seconde [possibilité] aurait été de prendre une mesure législative pour rejeter les saisies. Certains le préconisent, mais je pense que cela impliquerait des problèmes d’ordre constitutionnel. » En fait, la proposition du LPAC est la seule qui soit sur la table. La confession de Frank reflète l’énorme pression que les élus subissent de la part de leurs électeurs qui soutiennent le HBPA.

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