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Wall Street veut titriser la mort !

La rédaction
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7 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — D’après un article paru dans le New York Times, les banques d’affaires s’apprêtent à lancer de nouveaux produits financiers exotiques. Vous avez aimé les subprimes ? Vous allez adorer les lifeprimes !

L’idée de nos petits génies de la finance, c’est d’acheter des life settlements, c’est-à-dire des polices d’assurance vie que les personnes âgées et malades seront bien contentes, en fonction de leur espérance de vie, de vendre pour une poignée de dollars afin de payer leurs soins médicaux ! Par exemple, des polices d’une valeur d’un million de dollars pourraient se vendre pour 400 000 dollars.

Ensuite, à l’image des valeureux subprimes, il s’agit de titriser ces polices en les regroupant en paquet de centaines ou de milliers. Les banques revendront alors ces titres à des investisseurs qui recevront l’usufruit des assurances vie quand les personnes mourront.

La logique nous informe que la marge de profit augmente en fonction de l’abaissement de l’âge du décès du détenteur de l’assurance vie. On a tout intérêt à garantir que ce dernier ne vive pas plus longtemps qu’espéré, car l’investisseur verrait ses revenus baisser et perdrait même de l’argent.

Pour Wall Street, c’est du gagnant-gagnant, car les banques encaisseraient une marge juteuse pour l’émission, puis la vente, et enfin l’échange des titres.

A ce jour, neuf propositions pour de telles titrisations de polices d’assurance vie sont déjà sur la table. Elles viennent d’investisseurs privés et de sociétés financières, notamment le Crédit Suisse. Le marché des assurances vie représente plus de 26 000 milliards de dollars, ce n’est pas rien !

Le Crédit Suisse a déjà acheté une société spécialisée dans la revente de polices d’assurancesvie et vient de créer un pôle financier chargé de structurer le marché. La banque d’affaires new-yorkaise Goldman Sachs, jamais en reste quand il s’agit d’oublier la morale, vient d’élaborer des index sur l’espérance de vie de différentes catégories de personnes afin de permettre aux banquiers de parier sur le bon numéro.

Le seul risque que prennent les investisseurs, c’est que les gens vivent plus longtemps que prévu. Bien que, si la réforme de la santé d’Obama est adoptée, avec le rationnement des soins et son volet euthanasie, ce risque deviendra proche de zéro.

Ils doivent bien rire, ces petits génies de la finance, quand le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, un ancien de Goldman Sachs, élève la voix pour affirmer qu’il « hors question que l’industrie financière revienne aux pratiques d’avant le krach. Cela ne peut pas arriver et cela n’arrivera tout simplement pas. Il y aura un changement fondamental. L’échec décisif de cette crise consistait à tolérer un effet de levier énorme, en terme de risque, à travers toutes les banques du monde et dans des organismes financiers fonctionnant comme des banques ».

Signez dès aujourd’hui l’appel pour la création d’une equête parlementaire sur la crise financière

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