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Webcast historique de LaRouche

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Le 14 novembre, à Washington, Lyndon LaRouche a prononcé un discours par téléconférence devant une salle comble, simultanément retransmis sur son site Internet (www.larouchespeaks.com) et suivi par un auditoire international. Intitulé « Voici venir les conséquences », son discours traitait principalement de la crise américaine au lendemain de l’élection présidentielle du 7 novembre, ainsi que des crises politique et financière globale. Les questions soulevées pendant la discussion concernaient aussi bien l’Afrique, l’Asie, le Proche-Orient que la Russie.

LaRouche a déclaré : « La crise électorale qui vient d’éclater aux Etats-Unis peut sans doute être interprétée comme un acte de la Providence, en ce sens qu’elle force la nation, ses principales institutions, y compris le Collège électoral, et ses citoyens à se saisir de cette occasion pour réexaminer les preuves de fraude et autres violations exercées à l’encontre de l’esprit de la Constitution américaine, et qui ont plongé le processus de l’élection présidentielle dans cet état de corruption profonde et systémique qui s’est manifesté le 7 novembre.

« L’élection elle-même était irrégulière, mais ce n’est que la conséquence d’une campagne électorale corrompue et vide de sens. Ce qui s’est passé le 7 novembre n’est pas pire que ce qui s’est passé au cours des dix mois précédents. Cette campagne électorale était, dès le début, surtout depuis février de cette année, l’une des plus corrompues que nous ayons connues aux Etats-Unis, du moins pour ce qui est des campagnes nationales. »

LaRouche mentionna le fait que la grande presse européenne avait décrit les deux candidats « favoris » - George W. Bush et Al Gore - « en des termes qui étaient d’habitude réservés à un dictateur d’opérette d’une quelconque république bananière. Le monde est horrifié, non pas par les résultats de l’élection mais par les candidats en présence. (...) »

En outre, pendant cette campagne, on a soigneusement évité d’aborder les problèmes auxquels le monde, et les Etats-Unis en particulier, doivent faire face dès maintenant, et plus encore d’ici un mois ou deux. Elle était donc « corrompue à tous les niveaux, que ce soit par les voix dérobées, le racket, les sommes records dépensées ou encore l’attitude des médias nationaux. Il n’y avait rien de réel. Cela ressemblait plutôt à un grand rassemblement de style Nuremberg, sans substance mais avec beaucoup de faste, beaucoup d’argent et pas grand-chose venant des orateurs. (...) Il n’y avait rien de valable pour quoi l’on puisse voter. »

En conséquence, LaRouche estime qu’il faut suivre la procédure constitutionnelle habituelle, dont la prochaine étape est le Collège électoral qui doit se réunir le 18 décembre et décider qui sera élu. Si le Collège électoral ne peut pas trancher, alors la décision reviendra au Congrès à partir des 5 et 6 janvier. Si rien n’est décidé au 20 janvier, jour prévu pour la passation de pouvoirs, « nous aurons alors un problème constitutionnel et il faudra le résoudre ».

Le problème plus profond, dit LaRouche, réside dans le fait que les Etats-Unis et le monde sont menacés par un fascisme américain, et cela au moment-même où s’aggrave la situation économique et financière internationale. Ce danger vient de la mise en oeuvre par les républicains de la stratégie sudiste, qui a permis l’élection de Richard Nixon à la présidence en 1968, et qui a été adoptée plus tard par les démocrates, avec comme résultat l’élection de Jimmy Carter en 1976. Il s’agit de l’héritage de la Confédération du XIXème siècle, une combinaison de « shareholder et de slaveholder value »- le profit aux actionnaires aujourd’hui, comme le profit aux propriétaires d’esclaves autrefois. Elle avait été conceptualisée au milieu des années 60 afin d’exploiter le ressentiment des Blancs à l’encontre des Afro-Américains qui bénéficiaient de progrès sociaux, ainsi que du président démocrate Johnson qui avait fait adopter la Loi sur le droit de vote de 1965.

« Le monde en général et, au premier chef, les Etats-Unis sont hantés par le spectre qui menaçait l’Allemagne en janvier 1933. Au cours de ce mois-là, le président élu des Etats-Unis, Franklin Roosevelt, et, de l’autre côté de l’Atlantique, un cercle regroupé autour de la Société Friedrich List en Allemagne, s’efforçaient de mettre en oeuvre des politiques destinées à juguler les effets de la Grande dépression mondiale de 1929-1933. A cette époque comme aujourd’hui, les adversaires de la politique de Roosevelt voulaient défendre le pouvoir démesuré des intérêts financiers anglo-américains, eux-mêmes responsables de la dépression par la mise en oeuvre de mesures d’austérité reposant sur le pillage des populations, ainsi que de mesures politiques brutales destinées à détruire tout moyen de résistance des populations à de telles déprédations. Ces mesures sont, dans la forme et l’esprit , similaires à la démagogie des récentes propositions des campagnes de Bush et Gore. Les adversaires de la tradition de Franklin Roosevelt font ainsi écho, sous cette forme et dans cette mesure, aux intérêts financiers qui obtinrent alors le renversement du gouvernement du chancelier von Schleicher pour amener Hitler au pouvoir. » Comme cette crise mena inévitablement à la Deuxième Guerre mondiale, aujourd’hui « nous faisons face à une menace tout aussi effrayante aux Etats-Unis mêmes et à l’échelle mondiale ».

LaRouche situe cette crise politique dans le contexte de la « plus grave crise financière qu’ait récemment connue l’Europe », et dont la seule solution réside dans un retour à la politique que Franklin Roosevelt voulait poursuivre. « Il nous faut une politique que j’appellerais « Partenariat avec l’Amérique », au nom de laquelle les Etats-Unis coopéreraient dans une cause commune non seulement avec les nations d’Europe occidentale, mais aussi avec la Russie, la Chine, le Japon, la Corée et d’autres nations du groupe ASEAN-plus-trois. » Cela signifie répudier la politique du Fonds monétaire international et réaliser une croissance rapide grâce au développement. Il faudrait profiter du krach pour « redéfendre » les principes que Roosevelt avait défendus lors de la dépression, en mobilisant la nation et en lui donnant « un Président et un Congrès qui fonctionnent ». Cela signifie entrer « en partenariat, plutôt qu’en adversité, avec nos amis d’Europe, du Japon, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. Coopérer, bâtir des échanges commerciaux, arrêter ce pillage. » L’objectif d’un tel « nouveau partenariat global » doit être « la promotion du bien commun pour tous ».

En conclusion de sa présentation, LaRouche a déclaré :

« A ce point, deux questions constitutionnelles se posent à nous. Dans les circonstances actuelles créées par l’éclatement d’une crise électorale, les Etats-Unis ont-ils à la fois le droit et l’obligation, en ce moment-même, de marquer une pause pour réfléchir sereinement, raisonnablement et sérieusement, mettant à profit ces semaines pendant lesquelles la réunion du Collège électoral se prépare, et de considérer les implications du danger pesant aujourd’hui sur l’existence de notre République constitutionnelle et le bien-être du monde en général ? Avons-nous la volonté nationale, ainsi que le droit constitutionnel, de nous pencher ainsi sur les causes de la profonde corruption qui imprègne le processus ayant conduit à la crise de l’élection présidentielle du 7 novembre ?

« Tel que je comprends l’intention des auteurs de la Constitution des Etats-Unis et tel que je comprends les circonstances dans lesquelles Jefferson fut préféré à Aaron Burr, le choix de John Quincy Adams comme Président ainsi que la crise de Tilden Hayes, on peut considérer que non seulement nous avons ce droit, mais aussi l’obligation solennelle, envers les fondateurs de notre république, de notre Constitution et de notre postérité, et envers le monde sur lequel nous avons exercé un grand pouvoir, d’utiliser les moyens que notre Constitution nous confère en de pareilles circonstances afin d’assurer que notre République continue de promouvoir, conformément à l’esprit de la Constitution, le bien-être général, l’engagement pour le bien commun sur lequel fut fondée notre république. »

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