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Witte et le combat pour la politique économique russe

La rédaction
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Le 28 novembre, un article remarquable a été publié dans le quotidien officiel du gouvernement russe Rossiskaïa Gazeta qui tend à confirmer qu’au plus haut niveau de l’Etat russe, on est en train de repenser les questions fondamentales de politique économique. En effet, l’auteur rappelle le rôle du comte Sergei Witte dans le développement de la Russie au début du XXème siècle. Witte, un élève du théoricien de l’économie nationale Friedrich List, fut en 1892 ministre russe des Chemins de fer, avant de devenir pour onze ans ministre des Finances, pendant la période cruciale de la construction du chemin de fer transsibérien ; cette période fut un tournant dans la montée de la Russie jusqu’au niveau de puissance industrielle. Witte est un symbole du « dirigisme économique » réussi. C’est ainsi que le chemin de fer transsibérien prend une nouvelle importance stratégique dans le contexte de la « stratégie eurasiatique » lancée par Poutine. En fait, le titre provocateur de l’article, « Le Japon sera-t-il le terminus du Transsibérien ? » fait référence au projet actuel de liaison terrestre du continent russe au Japon, via Sakhaline.

La polémique qui est au centre de l’article concerne la lutte de l’époque pour assurer le financement de la construction d’une ligne transsibérienne, contre les objections violentes des partisans de la pensée économique monétariste « de marché », au sein du ministère russe des Finances même. Rossiskaïa Gazeta écrit : « Witte a compris qu’un point de vue mercantile étroit était inadéquat » et que « la construction d’un grand chemin de fer transsibérien relevait de la responsabilité de l’Etat au sens le plus large ». Il a compris, en outre, tout le potentiel industriel de la Sibérie et a bâti, dans le cadre du processus, une série d’ateliers de machinerie et autres le long de la voie. « Witte a prévu, longtemps à l’avance, que ces ateliers se transformeraient un jour en grands centres industriels. » En fait, Rossiskaïa Gazeta note que la ville de Novosibirsk, maintenant la troisième ville russe, avait justement vu le jour dans le cadre du chemin de fer transsibérien. Ce n’est sans doute pas un hasard que la nouvelle discussion russe sur les politiques économiques dirigistes a commencé après la visite de Poutine à Novossibirsk fin novembre dernier, à son retour du sommet de l’APEC.

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