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Le président Xi Jingping : l’histoire est notre meilleur enseignant

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Préfigurant ce que pourrait être ce monde si nous rejetions les intrigues de la géopolitique, le président Xi Jingping a ouvert le Forum « Une ceinture, une route » avec un discours inspiré d’une vision et d’une profondeur philosophique tranchant avec ceux de la plupart des hommes politiques.

Extraits et résumé du discours de Xi Jinping :

Il y a plus de 2000 ans, nos ancêtres ont traversé les steppes et les déserts ; ils ont ouvert le passage transcontinental reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique, connu aujourd’hui comme la Route de la soie. Ils ont aussi bravé les mers agitées et créé des routes reliant l’Est et l’Ouest, qu’on a appelées Route de la soie maritime. (...) S’étendant sur des milliers de kilomètres et d’années, les anciennes Routes de la soie incarnent l’esprit de paix et de coopération, d’ouverture et d’inclusivité, d’éducation et de bénéfice mutuel. L’esprit de la Route de la soie est l’un des principaux héritages de la civilisation humaine.

Xi Jinping a retracé les origines de l’ancienne Route de la soie. Au IIe siècle av. JC, l’Empereur Wudi avait chargé Zhang Qian d’ouvrir la route vers l’Ouest, inaugurant ainsi une nouvelle ère d’échanges de marchandises mais aussi d’idées et de culture dans cette région. Par ce biais, la Chine a exporté à l’Ouest ses quatre grandes inventions : le compas, la poudre à canon, la pâte à papier et l’imprimerie, recevant en retour l’astronomie, la médecine et le calendrier des Arabes.

L’histoire est notre meilleur enseignant, a souligné le président Xi. La splendeur des anciennes Routes de la soie montre que la distance n’est pas insurmontable. Quand on fait les premiers pas courageux vers l’autre, on peut s’engager sur la voie qui mène à l’amitié, au développement partagé, à la paix, à l’harmonie et à un avenir meilleur.

C’est cela, le nouveau paradigme qui doit remplacer la géopolitique.

Du point de vue historique, l’humanité a atteint un âge de grand progrès, de grande transformation (...) Jamais nous n’avons vu une telle interdépendance entre les pays, un désir aussi fervent des gens pour une vie meilleure ; jamais nous n’avons eu autant de moyens pour surmonter les difficultés.

Il a poursuivi avec les grands défis à résoudre :

Le gouffre entre riches et pauvres, (...) les points chauds dans le monde qui provoquent l’instabilité, le terrorisme qui se généralise. (...) Le déficit de paix, de développement et de gouvernance pose un défi colossal à l’espèce humaine. C’est ce défi que j’ai constamment à l’esprit.

Cependant, a-t-il tenu à rappeler, bien qu’étant une initiative chinoise, la Nouvelle Route de la soie n’appartient pas à la Chine mais à tous ceux qui la bâtissent.

Les cinq aspects du projet

Xi Jinping a ensuite évoqué les cinq principes qui guident cette politique :

  1. Une route vers la paix. « Nous devons promouvoir un nouveau type de relations internationales fondé sur une coopération gagnant-gagnant et forger des partenariats de dialogue et de non affrontement, des rapports d’amitié et non d’alliances. Chaque pays doit respecter la souveraineté, la dignité et l’intégrité territoriale de l’autre, la voie choisie par chacun vers le développement et les systèmes sociaux, ainsi que les intérêts et les principales préoccupations de chacun. »
  2. Une route vers la prospérité. « Le développement est la clé qui permet de résoudre tous les problèmes (...) Nous devons nous concentrer sur cette question fondamentale : comment libérer le potentiel de croissance de plusieurs pays pour atteindre une intégration économique, un développement intégré et en distribuer les bénéfices à tous. »
  3. Une voie vers l’ouverture. « Nous devons construire une plateforme ouverte à la coopération et faire croître une économie mondiale ouverte. En même temps, nous devons créer l’environnement pour faciliter l’ouverture et le développement, établir un système international d’échanges juste, équitable et transparent, favoriser l’augmentation ordonnée des facteurs de production et assurer une juste allocation des ressources et l’intégration totale des marchés. Nous apprécions les efforts faits par d’autres pays pour développer des économies ouvertes basées sur leurs conditions nationales (...). »
  4. Une voie vers l’innovation. « Nous devons promouvoir l’intégration entre la science et la technologie dans l’industrie et la finance, améliorer l’environnement et réunir les ressources pour l’innovation. (...) Nous devons créer un espace et construire des ateliers pour que les jeunes des différents pays cultivent l’entreprenariat et puissent réaliser leurs rêves. » Pour cela, la Chine offrira aux jeunes chercheurs, dans les cinq prochaines années, 2500 stages de recherche en Chine. Elle formera 5000 scientifiques, ingénieurs et gestionnaires étrangers, et créera 50 laboratoires conjoints.
  5. Une route reliant les différentes civilisations. « Nous devons nous convaincre, a-t-il anticipé, que lorsque [la Nouvelle Route de la soie] se sera propagée aux différentes civilisations, les échanges effaceront l’éloignement, l’apprentissage mutuel effacera les conflits, et la coexistence, l’arrogance. Elle renforcera ainsi la compréhension et la confiance mutuelle entre les différents pays. »

Le président Xi Jinping annonça que la Chine comptait allouer 100 milliards de RMB supplémentaires (14,5 milliards de dollars) à son Fonds de la Route de la soie tandis que la Banque de développement de la Chine et sa Banque d’import/export ouvriraient d’autres mécanismes de crédit, respectivement d’environ 250 milliards de RMB et de 130 milliards de RMB, pour des investissements dans les infrastructures, l’industrie et le financement des projets. 60 milliards supplémentaires seront consacrés à l’aide aux pays en développement et aux organisations internationales participant au projet Une ceinture, une route. Enfin, 2 milliards iront à l’aide alimentaire pour les pays en voie de développement et 1 autre milliard au fonds d’assistance de la coopération Sud-Sud.

L’objectif historique du président Poutine

Après l’intervention du président Xi Jinping, c’est Vladimir Poutine, son plus proche allié, qui a pris la parole. Le président russe a réitéré la totale complémentarité existant entre le projet chinois et le projet russe d’Union économique eurasienne (UEEA) :

En additionnant le potentiel de chacune des organisations comme l’UEEA, ICR, l’OSC et l’ASEAN, nous pourrons bâtir un partenariat eurasiatique beaucoup plus large. C’est, à notre avis, l’approche qu’il faut appliquer à l’agenda proposé aujourd’hui par la République populaire de Chine. Nous apprécierions que nos collègues européens puissent nous rejoindre, ce qui contribuerait à faire de tout cela un ensemble cohérent, équilibré et englobant ; ils nous permettraient de réaliser l’opportunité unique d’instaurer un cadre de coopération commun de l’Atlantique au Pacifique, pour la première fois dans l’histoire.

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Nouvelle Solidarité N°2/2017 - s’abonner.

Les chefs de gouvernements et dirigeants d’organisations internationales se sont alors succédé pour soutenir l’ICR. De nouveaux mécanismes ont été créés pour financer les opérations et un accord cadre a été signé avec les banques de développement apportant leur soutien à l’ICR.

Lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet, le président Xi a déclaré que dans le cadre de l’ICR, la Chine avait signé des accords de coopération avec 68 pays. Lors de la table ronde finale clôturant la conférence, les dirigeants de 30 Etats et représentants de l’ONU, du FMI et de la Banque mondiale, parvenus, selon le président Xi, à un consensus, ont signé un communiqué conjoint.

Parmi les autres participants au sommet, on notera la présence d’une délégation américaine, dirigée par Matthew Pottinger, chef du bureau d’Asie centrale au Conseil national de sécurité et conseiller spécial du président Trump. Il a exprimé l’accord des Etats-Unis pour que des entreprises américaines participent aux initiatives de l’ICR, annonçant la création d’un groupe de travail sur l’ICR, qui constituerait un partenariat entre l’ambassade des Etats-Unis à Beijing et les entreprises américaines et servirait de « point nodal pour la collaboration dans cette région ».

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