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Zimbabwe : il est temps de lever les sanctions !

La rédaction
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4 février 2009 (Nouvelle Solidarité) – Morgan Tsvangirai, du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a annoncé vendredi dernier qu’il acceptera de participer à un gouvernement d’unité nationale avec le Président zimbabwéen Robert Mugabe, bête noire des Britanniques qui cherchent par tous les moyens à ramener ce pays, riche en or et autres métaux rares, dans le giron du Commonwealth.

Par ailleurs, la perspective nouvelle et optimiste d’une stabilisation politique, découlant de cette annonce, a conduit le Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), réuni dimanche à Addis Abeba en Ethiopie, à lancer un appel en faveur de la levée des sanctions contre le Zimbabwe, afin de faciliter l’assistance médicale et l’acheminement de l’aide alimentaire d’urgence.

De même, l’UA accueille favorablement le calendrier présenté pour la formation d’un nouveau gouvernement et demande à l’ensemble de ses 53 Etats membres, ainsi qu’à tous ces partenaires, dont l’UE et les Etats-Unis, d’appuyer pleinement la mise en application d’un accord de paix globale.

L’analyste politique sud-africain Glen Mpani écrit que l’incapacité de l’UE à lever les sanctions contre le Zimbabwe risque de provoquer de fortes tensions entre l’UE et tout le continent africain. « Cela deviendra un face-à-face direct entre l’Afrique et l’Union européenne. Je ne pense pas que l’UE puisse se permettre, à l’heure actuelle, de se retrouver dans une situation où elle s’oppose à tout un continent, plutôt qu’à un simple régime. »

Mpani ajoute que la levée de l’embargo contre le Zimbabwe pourrait transformer l’effondrement économique du pays en reprise. « L’appel à la levée des sanctions est très important, car la ligne de crédit de la Banque mondiale et d’autres agences multilatérales a été bloquée à cause du conflit politique. Donc, rien qu’une réponse positive à l’appel de l’UA aiderait le gouvernement zimbabwéen à accéder à des lignes de crédit en provenance de ces institutions multilatérales », dit-il.

Même Mme Mary Robinson, ancienne Présidente d’Irlande et ancienne haut-commissaire des Nations unies chargée des Droits de l’homme, admet aujourd’hui dans le quotidien suisse Le Temps, que « l’accord de partage du pouvoir évacue pour l’instant toute discussion réaliste sur la responsabilité de Robert Mugabe. »

Pourtant, la semaine dernière encore, dans un rapport d’une ONG, Mme Robinson estimait que Mugabe « pourrait être coupable de crime contre l’humanité ». Aujourd’hui, devant l’ampleur et la gravité de la crise humanitaire, elle estime « qu’alors que le gouvernement se met en place, le plus urgent est de s’occuper de la terrible crise de civilisation au Zimbabwe. Non seulement il y a le choléra et l’anthrax, mais aussi l’interruption des traitements antirétroviraux, de la tuberculose et bien sûr les pénuries aiguës de nourriture. »

Si des sources au Quai d’Orsay nous ont certifié que la France n’est pas opposée à la levée des sanctions, toutes les déclarations officielles, aussi bien de l’UE que des Etats-Unis, annoncent qu’il est urgent « d’attendre » que des signes concrets d’un partage effectif du pouvoir au Zimbabwe se manifestent, avant toute discussion sur la levée des sanctions. Attente mortelle.

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