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A Berlin, l’Institut Schiller présente un « dialogue musical des cultures »

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Cinq cents personnes, dont beaucoup de néophytes, ont assisté au magnifique concert consacré au dialogue des cultures, le 25 juin 2016 dans l’église Saint-Mathieu de Berlin-Steglitz, dans le cadre de la conférence internationale de l’Institut Schiller des 25 et 26 juin 2016 à Berlin.

Les vidéos de l’enregistrement du concert sont disponibles à la fin de l’article.

Retour à toute la conférence et aux autres orateurs.

Ce concert a été organisé conjointement par l’Institut Schiller et l’association NICE (Réseau pour les échanges culturels internationaux) et il a réuni plus de cent cinquante musiciens, chanteurs et choristes de toutes nationalités. Dans quel but ? Rappeler à chacun que dans les heures sombres que nous vivons, la créativité humaine reste supérieure aux forces de destruction et de division. Découvrir comment cette capacité unique de l’être humain, qu’il soit européen, africain, asiatique ou autre, s’est exprimée sous différentes formes dans les grands chefs-d’œuvre de diverses civilisations, aller chercher dans sa propre culture ce qu’il y a de plus beau et de plus universel pour le faire revivre et l’offrir à l’étranger, voilà comment créer une humanité unie dans la diversité.

Le concert s’est donc voulu comme un reflet dans le présent du grand dialogue des cultures que les Nouvelles routes de la soie proposées par la Chine permettront à l’avenir. La grande chorale internationale de l’Institut Schiller a ouvert le bal avec un chœur de Beethoven, célébrant la beauté, et l’ordre divin de la Création, de la Nature (« Die Himmel rühmen des Ewigen Ehre »), sous la direction du chef Ingo Bathow [1]. Puis la candeur du chœur d’enfants russes de l’école de musique Chostakovitch de Berlin-Lichtenberg a investi le lieu avec l’interprétation de deux chants russes et d’un chant ukrainien, puissant symbole de paix. Ils furent suivis par l’ensemble à cordes londonien Camerata Geminiani, qui a joué un émouvant extrait du Premier quatuor à cordes de Tchaïkovski, puis le Concerto en la majeur RV 158 de Vivaldi. Camerata Geminiani est le premier orchestre à cordes de Londres (et peut-être même d’Europe) à jouer au diapason la 432 [2].

Le public a ensuite fait un bond au-delà des Balkans, mais aussi dans le temps, le chœur de l’Académie chinoise de Berlin entonnant trois chants populaires chinois datant de l’époque de l’ancienne Route de la soie : Feng yan gu (Le tambour de Fengyang), chant han de la région Anhui Fengyang, Zai na yao yuan de di fang (Au loin), chant kazakh de la région du Ginghai, et A la mu han (A quoi ressemble la belle Alamuhan), chant ouïghour de la région du Xinjiang. Là encore, l’interprétation par cette chorale chinoise d’un chant ouïghour est un symbole fort de la volonté d’honorer la culture de l’autre, malgré les tensions existantes avec ce peuple musulman. La très belle interprétation du deuxième chant par le soliste Changbo Wang a démontré que la technique du bel canto italien ne connaissait ni frontière ni langue pour sublimer l’expressivité de la voix humaine.

Le moment était alors venu de faire parler celui qui poussa le plus loin la beauté du contrepoint, inaugurant ainsi la Renaissance musicale en Europe : Bach, dont la Camerata Geminiani a interprété le Double concerto en ré mineur KV 1043, faisant résonner l’édifice du magnifique dialogue entre le violon de l’italien Gian Marco Sanna et celui du cubain Roberto Valdes. La chorale de l’Institut Schiller leur a succédé pour chanter l’éclatante Messe en do majeur (« du couronnement ») KV 317 de Mozart, accompagnée par la Camerata Geminiani et d’autres musiciens, toujours sous la direction d’Ingo Bathow. Les parties solistes furent assurées par la soprano coréenne Sua Baek, l’alto japonaise Mayumi Nakamura, le ténor philippin José Mari Rubio et la basse coréenne Chanyoung Lee. Bien que composée par un jeune Mozart désargenté, qui venait de perdre sa mère, n’était pas parvenu à faire reconnaître son génie à Paris et se trouvait délaissé par la femme qu’il aimait, cette pièce exprime pourtant tout l’optimisme du compositeur et sa foi profonde en un Dieu qui n’est ni cruel ni ténébreux, mais foncièrement bon et juste, et s’achève sur un joyeux « Donna nobis pacem » (Donne-nous la paix) ! Enfin, pour clore le concert, c’est toute la salle qui fut invitée à chanter le célèbre chant de Verdi, « Va, pensiero », de l’opéra Nabucco, où douleur et espoir se mêlent dans le cœur des esclaves, qui se remémorent leur patrie « si belle et perdue ».

Le chœur « Die Himmel rühmen des Ewigen Ehre » de Beethoven :

Chants du compositeur russe Mykola Leontovych :

Mouvement Andante Cantabile du Premier quatuor à cordes de Tchaïkovski :

Chant han de la région Anhui Fengyang, Zai na yao yuan de di fang (Au loin) :

Concerto en la majeur de Antonio Vivaldi :

Double concerto en ré mineur pour deux violons de Johann Sebastian Bach :

Messe en do majeur « du couronnement » de Mozart :

Le chant « Va, pensiero » (Nabucco) de Giuseppe Verdi :

Le bis avec « Va, pensiero » chanté cette fois-ci avec tout le public et les chanteurs du concert !


Retour au programme de la conférence avec les liens aux autres interventions.

Retrouvez toute la conférence sur le site New Paradigm.


[1Président de l’association NICE depuis 2003, le chef d’orchestre allemand Ingo Bathow a entretenu des relations culturelles intensives avec la Chine, ce qui l’a notamment amené à diriger le Chœur de l’orchestre national de Chine à Beijing.

[2L’Institut Schiller a fait campagne aux côtés des plus grands (Placido Domingo, Renata Tebaldi, etc.) depuis les années 80 pour rétablir le diapason au la 432 tel que le voulait Verdi (aujourd’hui, la norme est le la à 440, voire plus !). A cette fréquence, les « passages » de la voix (voix de poitrine, du milieu et de tête) se font plus naturellement. Ce diapason fut établi par verdi en collaboration avec des physiciens. On parle alors d’un do à 256 Hz et il permet de mesurer l’harmonie dans l’univers.

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