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A la City, on réclame un Glass-Steagall intégral !

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Depuis le mois de juillet, nombreux sont ceux à la City de Londres – le cœur du monde de la finance – qui appellent à couper les banques en deux façon Glass-Steagall plutôt que de mégoter sur la filialisation. Cette fois, c’est au tour de Lord Howard Flight, membre conservateur de la Chambre des Lords, d’appeler à une séparation stricte des banques anglaises. En décembre, un sondage révélait que 60 % des membres du Parlement britannique étaient en faveur de l’option Glass-Steagall.

Lord Flight est un initié de la City qui débuta sa carrière dans la maison Rotschild et qui préside aujourd’hui son propre fonds. Dans une tribune intitulée Nous devons envisager une réforme bien plus radicale pour la City, Lord Flight écrit que s’il demeure « sacrément erroné d’attaquer la City en bloc, car cela équivaut à se tirer une balle dans le pied, il est cependant indéniable que la plupart du secteur bancaire est un désastre depuis 2007/08 : la crise bancaire, puis les ventes de PPI [scandale des Assurances décès-invalidité], le scandale de la manipulation du LIBOR et enfin les délits de blanchiment d’argent. »

Le défi fondamental est de rétablir une culture de l’intégrité dans le secteur bancaire et de parvenir à des entités bancaires plus gérables et plus soumises à la concurrence. L’année prochaine, la réforme bancaire va passer les différentes étapes parlementaires. Le plaidoyer en faveur d’une séparation Glass-Steagall totale entre les activités d’investissement (et de marché) et la banque commerciale et de détail, est renforcé (…) Cela ne résoudrait pas tout (…) mais je ne peux m’empêcher de croire qu’avec un secteur bancaire londonien si déprécié, il n’y ait pas des arguments pour prendre le risque d’une réforme plus radicale que la proposition Vickers.

Si la City est plus radicale que Paris, ce n’est pas par conviction républicaine qu’un système bancaire doit servir l’économie productive et l’intérêt général, mais bien parce qu’elle comprend que pour sauver les meubles dans l’effondrement à venir, il faut se couper totalement des marchés financiers internationaux. La City ne défendra jamais l’établissement d’un système de crédit public et de croissance générale des niveaux de vie, mais, moins bête que nos élites, elle voit bien dans quel sens souffle le vent...

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Vos commentaires

  • Le 9 janvier 2013 à 09:28
    par Eric

    J’ai poursuivi ma lecture des "Secrets de la Réserve Fédérale" de Eustace Mullins. Chose étrange, p. 361, Jean-François Goulon le traducteur et auteur des notes (c’est un expert en monétarie que vous appelez à tort économie) infirme la version de Mullins au sujet du Glass-Steagall act, qui a écrit à la page 271 qu’il avait été abrogé par la loi bancaire de 1935. Je ne retranscris que la fin de la note car vous connaissez les informations que contient le début : "Battu en brèche depuis le milieu des années 1970 et largement contourné par l’ensemble de la profession bancaire, cette loi a finalement été abrogée le 12 novembre 1999 par le Financial Services Modernization Act, juste à temps pour permettre la fusion constitutive de Citigroup."
    Ceci signifie que le monde ne se portera peut-être pas mieux si le Glass-Steagall act est à nouveau promulgué.

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