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A une semaine du sommet des BRICS, les Etats-Unis ont testé une nouvelle bombe nucléaire

La rédaction
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Le 1 juillet, c’est-à-dire à peine une semaine avant le début du sommet des BRICS à Oufa en Russie, les États-Unis ont testé un nouveau prototype de la bombe nucléaire B61-12. Le prototype a été largué depuis un chasseur-bombardier F-15E Strike Eagle sur le terrain militaire de Tonopah, dans le désert Nevada, le 1er juillet.

Depuis la « crise ukrainienne », Obama, prix Nobel de la paix, a lancé la modernisation des armes nucléaires américaines, y compris celles stationnées sur le sol européen.

La nouvelle version de B61 est équipée d’un empennage qui permet de diriger son vol. Il n’est pas non plus nécessaire d’utiliser un parachute. La B61-12LEP possède une charge de 50 kilotonnes. Deux essais supplémentaires sont encore prévus cette année aux États-Unis avant la commercialisation de la bombe, prévue d’ici 2020.

Il s’agit de la 12e version de B61 produite depuis 1962, date butoir en matière d’armes nucléaire pour les États-Unis et l’Union soviétique. C’est à cette période de la guerre froide que la course aux armements fut poussée à tel point qu’il eut fallu y mettre un terme. La crise des missiles de Cuba, en 1962, a ouvert la porte à la signature du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), en 1968.

Comme le relève l’agence de presse russe Sputnik, « l’essai de la bombe, même sans ogive, semble en contradiction avec la doctrine nucléaire des États-Unis, pays-signataire du TNP ».

Il est d’autant plus contraire à la rhétorique du président Barack Obama qui, en 2009, promettait de ne pas déployer ce type d’armes de destruction massive, « héritage d’une époque révolue », et affirmait vouloir en réduire la dépendance.

On peut y voir une certaine volonté politique, a annoncé à la radio Sputnik Jean-Marie Collin, consultant sur les problématiques de défense, directeur France de l’organisation Parlementaires pour la non-prolifération nucléaire et le désarmement.

En tout cas, cette volonté de conserver l’arme nucléaire qui est, aujourd’hui, entreposée sur des territoires européens et qui est destinée à être utilisée par l’OTAN pose un problème géostratégique. Les avions qui portent ces armes ne sont pas destinés, s’ils sont basés en Europe, à se rendre dans la zone asiatique, mais du côté de la Russie ou de l’Iran.

Il ne s’agit pas tellement de nouvelles possibilités ou avantage géostratégique par rapport aux forces nucléaires russes. C’est la pérennisation de l’arsenal nucléaire qui pose problème. Aujourd’hui, les B61 ont plus une vocation politique que purement militaire.

On peut s’interroger sur l’usage technique de ce type d’armement au XXe siècle alors qu’il avait un sens au milieu des années 1980, pendant la guerre froide. Pour autant, cela reste des armes nucléaires avec tous les risques qui vont avec : acte de malveillance, acte terroriste, utilisation volontaire par l’Etat.

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