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Afrique : Comment les « caravanes de la cocaïne » financent Al-Qaeda

La rédaction
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Les 37 travailleurs étrangers qui sont mort dans l’assaut de l’usine à gaz en Algérie, ont été les victimes de terroristes dont les armes ont été payées par les consommateurs de cocaïne de Grande-Bretagne et d’Europe.

Ainsi commence l’article de Colin Freeman publié le 26 janvier par le Daily Telegraph, dans lequel nous apprenons comment l’Afrique du Nord devient le nouvel Eldorado des trafiquants de drogue en tout genre et plus particulièrement des « narco-Etats » d’Amérique latine peinant à écouler leur stock sur les marchés américains saturés.

Ce sont dans les faubourgs de Gao (Nord-Est du Mali), que se trouvent les contrebandiers modernes utilisant 4X4 et GPS, là où leurs ancêtres utilisaient depuis le XIème siècle des chameaux et les étoiles. Surnommé « Cocaïnebougou », ce « village de la cocaïne » est aujourd’hui le point de départ les contrebandiers se dirigeant, via le Sahara, vers l’Algérie, le Maroc ou la Libye, portes d’entrée de l’Europe où ils acheminent leur drogue.

Cela pose un nouveau défi pour la communauté internationale : ainsi, au problème récurrent de la corruption, s’ajoute aujourd’hui celui des sommes considérables d’argent provenant du trafic de drogue. La Guinée Bissau, qui fut d’ailleurs le théâtre d’un coup d’état militaire en avril dernier, est de plus en plus considérée comme le premier « narco-Etat » du continent africain.

Il est paradoxal, de voir aujourd’hui les troupes de la communauté internationale quitter l’Afghanistan en laissant derrière elles une production d’opium multipliée par 40 et s’engager militairement dans le nord de l’Afrique, où le terrorisme est de plus en plus financé par ce même trafic.

Ainsi, Mokhtar BelMokhtar, dont le groupe a revendiqué les derniers attentats contre le site de production gazier du sud de l’Algérie, est surnommé le « narco-islamiste », car il contrôle la route de la drogue, qui part du Mali pour aller jusqu’en Algérie. Il est également responsable du financement d’AQMI par l’obtention de rançons en échange d’otages européens. Comme le précise le journaliste du Telegraph : « Les drogues étant vues comme un vice européen, les djihadistes disent qu’envahir de drogue les pays européens fait parti de leur plan pour affaiblir et corrompre l’ennemi » !

Il faut savoir que dès le 16 octobre 2012 a été lancé officiellement, à Conakry, le programme d’appui à la lutte contre le trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest (Alcao) financé par le ministère français des Affaires étrangères avec un budget de 1,6 millions d’euros. Pierre Lapaque, représentant du Bureau régional en Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a également publié plusieurs rapports alarmants sur la montée en puissance du trafic de drogue en Afrique du Nord et déclaré : « Les estimations financières des bénéfices générés par le trafic de cocaïne, dans la région, s’élèvent à environ 900 millions de dollars annuels, dont environ 400 millions sont blanchis régionalement ».

Aujourd’hui beaucoup considèrent que l’argent de la drogue a joué un rôle non négligeable dans l’achat, par les réseaux terroristes, d’armes en Libye à la suite de la chute du régime de Khadafi, et que cela eut pour conséquence l’invasion du Nord-Mali, les événements du coup d’état du 22 Mars 2012 et tout ce qui suivit jusqu’à l’intervention militaire française au sol début janvier 2013.

Il faut donc immédiatement gagner la paix, et, comme l’a déclaré Jacques Cheminade : « D’abord dénoncer clairement qui a intérêt au chaos, à la continuation des trafics d’armes et de drogue, au blanchiment d’argent et à la destruction des peuples. » C’est ensuite « une culture de la vie qu’il faut offrir, la maîtrise de l’eau, de l’agriculture et de l’élevage, des grands travaux créant l’infrastructure nécessaire au progrès et le démarrage d’industries nationales, un grand dessein pour tous, respectueux des minorités. »

Vidéo : L’avenir du Mali, l’avenir de l’Afrique

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