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Amorcer la bombe de 1000 milliards d’euros : Glass-Steagall ou Union bancaire ?

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Tant qu’il y a menace globale, on pourra faire avancer une solution globale. C’est ce que semblent penser certaines élites du monde bancaire qui savent très bien qu’un mot de travers de Ben Bernanke sur la fin de l’assouplissement quantitatif et la hausse éventuelle des taux de la Réserve fédérale risquent de provoquer l’implosion instantanée de tout le système.

Ce danger bien réel est démontré par un long article en « une » du quotidien économique Les Echos du 18 juin, qui s’intéresse aux 1000 milliards d’actifs toxiques planqués dans les bad banks européennes.

Depuis la crise de la dette souveraine, la crise des subprime avait fini par se faire oublier. Pourtant, rien n’est vraiment réglé car plus de 1000 milliards d’euros d’actifs restent stockés dans des structures de défaisance en Europe. Trois configurations existent à l’heure actuelle :

  1. Une structure nationale rachetant des actifs douteux aux banques privées, comme l’a fait l’Irlande avec la NAMA (National Assset Management Agency). L’opération, faite au profit de deux banques britanniques, avait fait passer, en une nuit, la dette irlandaise de 12 à 32% du PIB !
  2. Une banque s’avère insolvable. On la nationalise et on la coupe en deux. La « good bank » est éventuellement reprivatisée et la « bad bank » est épurée dans le temps avec l’argent du contribuable.
  3. On crée discrètement, au sein d’une banque privée, une structure de cantonnement. C’est le schéma d’un GAPC (Gestion active des portefeuilles cantonnées) retenu par plusieurs banques françaises. Qui connaît le GAPC de Natixis (BPCE), qui regroupe 35 milliards d’euros d’actifs ? Qui connaît Inter Europe Conseil, la bad bank de la Société Générale où l’on gère 35,5 milliards d’euros d’actifs illiquides ? En Allemagne, WestLB, en 2009, a été la première à créer une bad bank, qui recueille à ce jour plus de 200 milliards d’euro d’actifs à risque et « non stratégiques ».

Bien sûr tout le monde connaît Dexia, mais qui connaît sa Legacy Division où sont logés 266 milliards d’euros d’actifs toxiques, jusqu’en 2076 ? Bien que la banque martèle que seulement 14% de sa bad bank sont des actifs douteux (non « investment grade »), il n’en reste pas moins que ces actifs sont invendables, si ce n’est, comme le note Les Echos, « sous peine d’engendrer une crise systémique ». Karel De Boeck, l’administrateur délégué de Dexia avoue volontiers qu’une liquidation immédiate du groupe (au prix du marché d’aujourd’hui et non pas au prix d’achat), entraînerait entre 40 et 50 milliards d’euros de pertes…

Pour Les Echos, la somme cumulée des actifs illiquides de 1000 milliard d’euros n’est que « la partie émergée de l’iceberg ». En vérité, ce sont « des centaines de milliards de créances douteuses et de fonds communs de créance, dont la valeur de marché s’est brutalement dégradée, qui figurent dans les livres des banques européennes ».

Pour désamorcer cet énorme bombe à retardement, deux solutions :

Pour l’éditorialiste des Echos François Vidal, il est urgent de « sortir de la logique du coup par coup et élaborer un plan de sauvetage paneuropéen pour assainir enfin les "good banks" et financer correctement les "bad banks" (sic). Cela suppose évidemment de régler l’épineuse question de la répartition de la facture finale entre les actionnaires, créanciers, déposants et contribuables. Ce qui ne sera pas une mince affaire tant l’addition promet d’être salée ».

C’est la logique de toutes les nouvelles législations de « résolution bancaire » promues par la Banque des règlements internationaux (BRI) et votées notamment en France.

A l’opposé, il y a le principe du Glass-Steagall que Solidarité & Progrès est le seul à défendre. Dans ce cas, comme nous l’avons indiqué : « un liquidateur nommé par l’Etat scindera les banques, laissera sombrer les banques fautives, assainira celles en difficulté tout en renforçant celles qui sont utiles. Il effacera les montagnes de dettes spéculatives du passé tout en honorant les créances essentielles à la construction de l’économie du futur ».

Dans ce contexte, il est intéressant de noter que dans un encart paru dans Le Monde du 16 juin, le groupe « Nous sommes les 1% », pseudonyme collectif d’un groupe d’industriels, entrepreneurs, investisseurs, banquiers et économistes, acteurs de l’économie française, lance un appel visant à taxer les prédateurs et à aider les créateurs.

Et parmi les cinq revendications, alors que le gouvernement prétend qu’il vient d’adopter une loi dans ce sens, figure « la séparation des activités de dépôt des activités d’investissement au sein des banques ».

Jusqu’ici, la collectivité a pris à sa charge le sauvetage de l’actionnariat des banques, ainsi que de leurs dirigeants et de leurs cadres, pour qu’il n’y ait pas de conséquences sur les titulaires des comptes de dépôt.

Si les activités bancaires étaient dissociées dans des entités juridiques différentes en fonction de leur nature, la collectivité aurait pu laisser ces – très riches – banquiers perdre leur emploi, leur actionnariat – qui s’est bien enrichi jusque-là – assumer leurs pertes, sans que cela ait d’effet sur les titulaires des comptes de dépôt et sur l’endettement souverain.

Enfin, l’appel constate amèrement que la plupart des politiques du système se préoccupent uniquement de leur réélection. Feignant d’ignorer l’existence de Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et de Jacques Cheminade en France, on n’ignore pas cependant qu’il y a une vraie urgence : « Ainsi, aucun nouveau Roosevelt ou De Gaulle n’a osé se montrer pour faire (re-faire ( ?)) le travail, mais il serait temps d’y penser avant que ce soit un nouvel Hitler qui s’y colle. »

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